"Tan querida Tánger" le Blog de Brahim MARRAKCHI

Bienvenue!! Ce Blog est dédié à tous les tangérois et à tous les amis de « nuestra querida Tánger » quelques soient leurs nationalités et leurs religions.

22 août 2009

Une maison d’Yves Saint Laurent mise en vente à Tanger

La villa du célébrissime couturier français, perchée sur les falaises de Tanger avec une vue imprenable sur le port, a été mise en vente, selon une dépêche d’Associated Press (AP) datée d’aujourd’hui. Christie’s Great States, la filiale immobilière de la maison Christie’s, a rendu publique la décision du courtier Residence Helvetia de Marrakech de mettre en vente la villa Mabrouka, qui signifie « Villa de la chance ».

A cette heure, aucune information n‘a encore été donnée par rapport au prix de vente de la somptueuse demeure du couturier (décédé en juin 2008 à l’âge de 71 ans). La maison est composée de cinq pièces, avec des fenêtres s’ouvrant sur une belle vue du Détroit de Gibraltar, le tout entouré d’un jardin luxuriant. Yves St Laurent - de son vrai nom Yves Donat Mathieu-Saint-Laurent - avait acquis cette demeure sur le littoral tangérois en 1998 en copropriété avec son compagnon Pierre Bergé, un grand entrepreneur français en confection d’articles de luxe. Les deux géants de la mode étaient aussi, depuis 1980, propriétaires de la villa Majorelle à Marrakech. Cette demeure aux allures paradisiaques, rendue célèbre par son magnifique jardin de plus de 300 espèces de plantes et autres végétations exotiques, est aujourd’hui léguée au patrimoine marocain. La villa, ou repose les cendres d’YSL, est entretenue par une équipe de vingt jardiniers et est devenue une des plus belles curiosités de la « ville ocre ».

La maison Christie’s a par ailleurs annoncé la tenue d’une deuxième mise en vente aux enchères de la collection conjointe privée YSL/Bergé. Ces enchères sont prévues pour les 17, 18 et 19 du mois de novembre à Paris. La capitale française avait déjà accueilli une première mise en vente aux enchères, en février dernier. Tout le patrimoine en œuvres et objets d'arts, réuni pendant près d’un demi siècle par le couturier français et son compagnon, a été vendu pour la somme – pharamineuse – d’environ 373,5 millions d'euros. Parmi les objets cédés se retrouvaient deux sculptures en bronze, une tête de rat et une tête de lapin, qui provenaient de la fontaine zodiacale du Palais d'été de l'empereur Qianlong (1736-1795) de la dynastie Qing, en Chine. Ces deux objets étaient au milieu d’un litige entre la Chine, Christie's et Pierre Bergé. La justice française avait finalement donné un verdict favorable à la leur mise en vente.

Cette « vente du siècle », avait battu plusieurs records mondiaux avec un produit total de 373 496 500 euros, touts frais inclus. Cette somme s’était révélée supérieure à l'estimation moyenne, qui ne dépassait pas les 300 millions d'euros. Ce qui nous donne une petite idée sur le prix de la maison tangéroise d’YSL, dont les futurs prétendants à son acquisition risquent de se livrer à une compétition sans merci.

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10 avril 2009

Débat pluriel à Tanger : Délicate question des frontières à travers l'histoire

Une palette d'intellectuels et d'universitaires marocains et étrangers se sont retrouvés, mercredi à Tanger, pour un débat multidisciplinaire de haut niveau sur le thème des frontières à travers l'histoire et la géographie.

A travers des échanges et confrontations d'idées déclinant des visions différenciées, les participants à cette rencontre, organisée par l'Association marocaine de promotion de l'histoire, tentent d'enrichir le débat sur le concept des frontières depuis l'éclosion des premières civilisations jusqu'aux temps modernes. L'histoire a fini par prendre le pas sur la géographie, imprimant sa logique pour façonner la grande diversité des frontières et des situations frontalières. Tout est fonction des rapports de force qui peuvent s'étaler dans le temps sans pouvoir parvenir, pour autant, à des frontières fixes et immuables, souligne le président du Conseil scientifique de l'Association, Brahim Boutaleb, pour décliner la richesse du thème de la 4e édition du rendez-vous de l'histoire.

Et l'historien de dresser la situation actuelle des frontières en faisant le distinguo entre Occident et pays développés, d'un côté, et les régions Afrique et Asie de l'autre. Si pour les premiers, les frontières sont des zones de contact et de convivialité, l'autre partie du monde est encore en voie de consécration de ses délimitations territoriales avec des zones d'affrontements et de tensions, dont le Moyen-Orient donne la plus affligeante illustration, souligne M. Boutaleb. Certes, la frontière tracée par la nature a tôt été oblitérée par celle délimitée par les hommes. Mais la volonté humaine est toujours remise en question et déteint, par conséquent, sur les frontières, faussement immuables, mais toujours mouvantes, car ne cessant de changer aussi bien dans leur concept que sur le terrain. En effet, avec l'avènement d'une ère nouvelle marquée par les technologies de l'information et la toute puissante loi du marché globalisé qui impose une libre circulation des biens, le concept de frontière est en passe de faire sa énième mutation à travers l'histoire.

L'information et la communication circulent avec facilité entre les quatre points cardinaux de la planète et la circulation des biens transcendent les frontières à la faveur de la mondialisation, relève M. Boutaleb, qui observe que seuls les mouvements des individus sont encore soumis à des restrictions plus ou moins drastiques. "Mais pour combien de temps?", nuance-t-il, en estimant que, d'une manière ou d'une autre, l'humanité est en train de poser les fondements des Etats-Unis de la Planète.

Abdelhamid El-Ouali, de l'Université Hassan II de Casablanca, appréhende les frontières sous un angle humanitaire qui devrait illustrer l'extraordinaire évolution de l'humanité. La frontière délimite mais ne doit pas séparer, estime-t-il en introduction à une brillante intervention, basculant entre philosophie et approche historique, sur la complexe question des frontières et de la territorialité.

Des perpétuelles guerres et conquêtes pour étendre les frontières depuis le début de l'histoire, aux enjeux des Etats modernes pour maîtriser la gestion territoriale et assurer une entité sûre aux délimitations tangibles, le souci des frontières a toujours été un phénomène trans-historique. Si les pays occidentaux ont réussi à faire valoir une gestion pacifique des frontières garantissant la souveraineté des Etats, pour évoluer ensuite vers des espaces communs de développement et d'échanges, la réalité et tout autre en Afrique, fait-il remarquer.

En effet, les délimitations territoriales des zones d'influence imposées par les puissances coloniales sur le continent africain, ont fait fi des spécificités des populations locales, de leurs intérêts et de leurs façons de vivre la territorialité. Il est résulté de cette réalité, après les mouvements d'indépendance, 34 conflits territoriaux et de nombreuses tentations de sécession et de morcellement, rappelle l'intervenant.

M. El-Ouali qui a plaidé pour des frontières de souveraineté qui n'empêchent pas pour autant la circulation des biens et des individus, n'a pas manqué de relever l'aberrante fermeture des frontières entre le Maroc et l'Algérie, isolant ainsi des populations si proches qui aspirent à l'union et à l'édification d'un Maghreb prospère fédérant ses potentialités et ses atouts. Et de souhaiter un retour à la raison pour se défaire de cette situation qu'il a qualifiée de non sens des points de vue éthique, économique et social.

La première table ronde de cette rencontre a porté sur le thème "les frontières intérieures et extérieures dans les mondes musulman et chrétien au moyen âge". Dans un débat pluridisciplinaire, des intervenants ont évoqué les clivages territoriaux et les longs conflits sur l'enjeu des frontières dans la région méditerranéenne. Les flux et reflux de l'influence des deux civilisations sur une géographie qui a été le berceau de la civilisation humaine, se sont traduits par des frontières en changement constant. Les longs conflits des deux mondes pour étendre leurs zones d'influence et, par la même, l'étendue des frontières, ont entraîné des changements majeurs pour les peuples de la région, avec des conséquences sur les mouvements des populations et leur propension à la sédentarité. Un mode de vie qui contribua à l'éclosion d'un nouvel ordre social progressivement structuré et qui finira par donner la première ébauche des nations et des pays géographiquement délimités.

Au programme de cette rencontre, figurent plusieurs conférences et tables rondes ayant en commun la principale thématique des frontières. Il s'agit notamment de "Question de frontières dans le monde musulman", "Manipulation des frontières et crises du Moyen Orient", "Frontières et colonisation", "Pour un manuel d'histoire maghrébine sans frontières" et "Frontières et globalisation". La cérémonie d'ouverture de cette manifestation s'est déroulée en présence de Mme Latifa El-Abida, secrétaire d'Etat chargé de l'Enseignement scolaire. Une nombreuse assistance composée notamment du corps de l'enseignement, prend part à cette manifestation organisée en partenariat avec le ministère de l'Education nationale.

MAP

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La visite historique de feu S.M. Mohammed V à Tanger, un tournant décisif dans la lutte épique pour l'indépendance

SM_le_Roi_Mohamed_VLa famille des anciens résistants célèbre, cette semaine à travers le Royaume, le 62e anniversaire de la visite historique de feu S.M. le Roi Mohammed V à Tanger, le 9 avril 1947, qui avait marqué un tournant décisif dans la lutte épique du Trône et du peuple pour la liberté et l'indépendance. Un 9 avril de l'année 1947, le Père de la Nation lança un retentissant défi aux puissances coloniales en clamant solennellement à Tanger la volonté du Royaume de recouvrer sa liberté et son indépendance. Par un tel acte héroïque bravant les deux puissances coloniales en place, le regretté Souverain impulsera au peuple marocain, qui faisait corps avec le mouvement national autour du Trône, une fougue invincible dans sa lutte pour l'indépendance et l'affranchissement du joug du protectorat.

Le choix de Tanger n'était pas fortuit. Par ce voyage, le héros de l'indépendance, qui était accompagné de feu S.M. Hassan II, Prince héritier à l'époque, et de S.A.R. la Princesse Lalla Aïcha, voulait signifier la volonté du Maroc de recouvrer aussi bien son indépendance que son intégrité territoriale. Par «le voyage de l'unité» vers Tanger, ville sous administration internationale à l'époque, feu S.M. Mohammed V avait tenu à faire fi des frontières factices dressées par les deux puissances coloniales et affirmer la souveraineté et l'unité territoriale du pays. De plus, le «statut international» de la ville à l'époque allait donner un écho mondial au discours mémorable de S.M. Mohammed V, prononcé sur place le 9 avril, et dans lequel le regretté Souverain avait réaffirmé solennellement le droit inaliénable du Maroc à son indépendance et à son unité territoriale. «Les droits du peuple marocain ne peuvent se perdre et ne se perdront jamais», avait clamé le Libérateur, haut et fort, devant la population locale en communion patriotique et les représentants consulaires de différents pays à Tanger.

Lors de cette visite, le Père de la Nation est allé prononcer le 11 avril, à la grande mosquée de Tanger, le prêche dumarrocos1997discurso vendredi dans lequel il a appelé la Nation à demeurer attachée à son identité tout en réaffirmant l'ancrage du Royaume dans le monde arabo-islamique. A l'Institut Moulay El Mehdi de Tanger, le digne successeur du Père de la Nation, feu S.M. Hassan II, alors Prince Héritier, a pris la parole devant une jeune audience pour évoquer les aspirations du Royaume à un meilleur lendemain. Dans ce discours, le regretté Souverain avait évoqué sa vision concernant le développement du pays et l'édification des institutions. Une renaissance fondée sur l'éducation, le savoir, le travail et un esprit solidaire pour mener à bien le chantier de l'édification de l'avenir du pays.

S.A.R. la Princesse Lalla Aïcha n'a pas manqué, à cette occasion, de témoigner de la sollicitude royale pour la promotion de la situation de la femme marocaine. Dans un discours prononcé à Dar El Makhzen, elle a affirmé la volonté du Père de la Nation d'assurer l'épanouissement de la femme marocaine par l'éducation et l'enseignement. Une démarche qui placera le Royaume sur la voie du développement et de la modernité. La visite historique de feu S.M. Mohammed V à Tanger a eu un effet catalyseur sur le mouvement nationaliste qui engagea en symbiose avec le Trône une glorieuse épopée pour l'indépendance du Royaume et le recouvrement de sa souveraineté. Face à la détermination du regretté Souverain d'oeuvrer dans ce sens, les autorités coloniales décidèrent, le 20 août 1953, d'éloigner le Père de la Nation et les membres de sa famille.

Un acte qui sonna le glas du protectorat. Un élan populaire gagnera l'ensemble du Royaume et les opérations de la résistance iront crescendo jusqu'à la proclamation de l'indépendance et le retour triomphal du Souverain légitime et de la Famille Royale. Plus qu'un hommage à la mémoire des sacrifices consentis par un Roi et son peuple pour l'indépendance, la commémoration de cet événement marquant dans l'histoire du Maroc demeure à jamais un moment de ressourcement dans les nobles valeurs du patriotisme pour les jeunes générations du Maroc moderne. Un ressourcement à même de fédérer l'ensemble des énergies et des volontés dans le processus de développement poursuivis sous la conduite de S.M. le Roi Mohammed VI.

MAP

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02 septembre 2008

"La caravane de l'histoire" fait escale à Tanger

La_ville_de_TangerLa Caravane de l'Histoire" qui fête le 1200-ème anniversaire de la fondation de la ville de Fès et 12 siècles d'histoire du Royaume, fait escale actuellement à Tanger dans le cadre de sa tournée dans différentes régions du Maroc.
Après son démarrage de Fès, la capitale spirituelle qui a fêté avec faste cet anniversaire, et ses escales successives dans les villes de Meknès, Oujda et El-Hoceima, la Caravane de l'Histoire, conçue et organisée par l'Association "1200-ème anniversaire de la fondation de la ville de Fès", a installé son "village itinérant de l'histoire" près de la corniche de Tanger pour une rencontre ouverte avec le public.
La ville de Tanger, surnommée "la Perle du Nord", est le point de rencontre par excellence entre l'Atlantique et la Méditerranée, l'Afrique et l'Europe, l'Orient et l'Occident, soulignent les organisateurs de cette manifestation.
Dans une déclaration à la MAP à l'ouverture de cette manifestation, le haut commissaire de l'association, M. Saad Kettani a souligné que la caravane a pour principale mission de faire connaître au grand public l'histoire ancestrale des cités marocaines et leur riche patrimoine culturel.
La_kasbahL'escale de la caravane de l'histoire à Tanger revêt une importance particulière. Elle permet notamment de cibler les membres de la communauté marocaine résidant à l'étranger et sensibiliser la jeune génération à la richesse de leur histoire, qui est de nature à renforcer leur sentiment d'appartenance et leurs liens affectifs avec le pays d'origine, a-t-il dit.
Le village de l'histoire est constitué d'un espace dédié à l'histoire du Royaume en plus d'un pavillon réservé à la région de Tanger-Tétouan, qui recèle une riche histoire faite d'un brassage culturel entre les grandes civilisations de la Méditerranée, a souligné M. Kettani.
Le village de l'histoire comprend également une salle de projection de documentaires, un stand qui relate les exploits sportifs du Maroc et une exposition de l'artisanat. Côté animation, le village abritera des spectacles qui relatent la richesse et la diversité du patrimoine de la musique traditionnelle marocaine, en plus d'ateliers réservés aux enfants où l'histoire est contée de façon pédagogique et ludique, a-t-il expliqué.
La cité du détroit représente le confluent de la mythologie romaine héritée de cette époque où elle fut la capitale de la Maurétanie Tingitane, souligne-t-on dans la présentation de l'histoire de la ville. Et de préciser que "Tingis", qui fut assimilée à "Tinga", épouse d'Antée, fils de Poséidon (dieu de la mer) et de Gaïa (déesse de la Terre), recèle dans son histoire les épopées bien réelles des musulmans partis à la conquête de la Péninsule ibérique pour fonder l'Andalousie médiévale.
Du littoral à la montagne, la région de Tanger-Tétouan a connu une présence historique continue depuis l'époque romainetanger2 jusqu'à nos jours en passant par l'âge d'or de l'Islam qui fut marqué par une grande tolérance religieuse, indique-t-on dans la présentation historique de la région du nord et de ses cités.
La chute de Grenade en 1492, à la suite de la politique inquisitoriale des rois catholiques, marque la renaissance de la ville de Tétouan. Bâtie sur les ruines de la cité antique de Tamouda, "la Colombe Blanche" fut reconstruite par le grenadin Abou al-Hassan Ali al-Mandari, accompagné des premiers Mudéjars fuyant la reconquête chrétienne. De ce fait, elle devient un lieu d'accueil de la civilisation andalouse.
La ville de Chefchaouen a, elle aussi, constitué un point de passage important pour les conquérants musulmans venus d'Orient. Moussa Ibn Noussaïr et Tarik Ibn Ziad y firent édifier des mosquées.
L'arrivée massive et successive de familles andalouses durant et après la Reconquista ibérique contribua grandement à l'essor démographique, urbain et architectural de la médina et lui conféra un style typiquement grenadin, faisant ainsi de Chefchaouen ("la Ville bleue" dont le nom signifie "cornes" en langue amazigh) la ville soeur de Grenade.
La ville d'Asilah, héritière depuis le Haut Moyen Age de la cité antique de Zili, a, pour sa part, toujours été considérée comme une terre de dialogue des civilisations. Elle constitue ce pont nécessaire entre le Sud et le Nord, ce lien de communication spirituelle entre le monde arabe et islamique et les cultures des peuples du monde.
La ville a été conquise par les Romains, les Portugais, les Espagnols et bien d'autres civilisations dont elle conserve à la fois la mémoire et les vestiges. Plusieurs sites ont contribué à sa renommée tels que les murailles de la Kasbah, la tour Al Kamra, la place Krikia et le Palais Raïssouni (Palais de la culture).
Après Tanger, la caravane de l'histoire continuera sa tournée et fera escale, vendredi prochain à Kenitra (du 5 au 7 septembre).

MAP

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10 juin 2008

le visage de tanger "bouleversé" durant les trois dernières années

Le visage de la ville de Tanger a été "bouleversé" durant les trois dernières années de par notamment les gros chantiers lancés par dizaines, affirme mardi le quotidien français "Le Figaro" dans un article intitulé "Tanger retrouve ses esprits".

Dans la cité du Détroit, qui "compte bien retrouver le rang qu'elle occupa des années 1920 jusqu'à la fin des années 1950", les gros chantiers ont été lancés par dizaines, son visage est bouleversé, les grandes artères sont réaménagées et les espaces verts reverdissent, souligne le journal. A ces grandioses chantiers s'ajoutent les investissements touristiques : la capacité hôtelière actuelle doit être triplée pour atteindre les 22.000 lits en 2012, la construction de golfs, de spas et de marinas ainsi que l'aménagement progressif de toute la côte, de Tétouan à Asilah, relève-t-il.

Outre le second port de la ville, Tanger-Med, qui sera inauguré en 2009 et pourra accueillir deux fois plus de voyageurs qu'aujourd'hui, l'aéroport Ibn Battouta est en perpétuel agrandissement et une ligne TGV est prévue vers Casablanca, ajoute-il. Le quotidien fait remarquer, par ailleurs, que nombre de célébrités, dont des artistes, intellectuels et hommes d'affaires, ont succombé au charme secret de la ville et à son esprit, dont les écrivains français Paul Morand, André Gide, Joseph Kessel, Jean Genêt, les Américains Paul et Jane Bowles, Tennessee Williams, Truman Capote, William Burroughs et Jack Kerouac.

D'autres personnalités, dont des plus grandes stars de Hollywood, ont été séduites par Tanger, notamment les Rolling Stones et les Beatles, les milliardaires Malcolm Forbes et Barbara Hutton, le célèbre couturier Yves Saint Laurent, le peintre Claudio Bravo, le chanteur Renaud, le philosophe Bernard-Henri Lévy et l'actrice Arielle Dombasle, conclut le journal.

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06 août 2007

Questions à Jacques Collina-Girard qui situe l’Atlantique au cap Spartel

Jacques_Collina_Girard• Maroc Hebdo International: Des fouilles archéologiques sous marines pourraient-elles apporter la preuve que les îles du Cap Spartel étaient bel et bien occupées, il y a plus de 10 000 ans?
- Jacques Collina-Girard: C'est possible mais difficile sous cent mètres d'eau ! On ne sait pas faire des fouilles à de telles profondeurs mais on pourrait peut-être repérer des grottes immergées susceptibles de contenir encore des dépôts continentaux. Nous devrions d’ailleurs mener une expédition sous marine dans ce secteur, cet été, mais même si l’on ne trouvait rien de spectaculaire, cela ne changerait rien au fait que, situées à 8 Km de côtes habitées, les îles étaient certainement peuplées. Il n'y a même pas besoin d'y aller voir pour avoir cette certitude. Il ne faut pas non plus éliminer la possibilité de trouver ce que l'on ne cherche pas. Les vraies découvertes viennent par la tangente...

MHI: N’êtes-vous pas en train d’attribuer des qualités surhumaines à des hommes préhistoriques lorsque vous dites qu’ils auraient conservé depuis 9 000 ans avant notre ère l’histoire de l’engloutissement des îles du détroit de Gibraltar? Même si, comme vous le rappelez, cette histoire a pu être écrite en Égypte vers – 3 000 (apparition de l’écriture), le temps écoulé demeure extrêmement long.
- Jacques Collina-Girard: L'homme d’il y a 30 000 ans était en tout point identique à nous sur le plan des capacités intellectuelles. On connaît en outre de nombreux exemples d’histoires qui ont traversé des millénaires par la parole uniquement. En Afrique, l’océanographe André Capart rapporte que lors d'une de ses campagnes sur le lac Tanganyika un pêcheur lui avait confié une légende locale qui racontait qu’il n’y avait pas un mais trois lacs. André Capart eut par la suite la surprise de vérifier cette tradition. Ces études ont prouvé que le lac Tanganyika comportait trois cuvettes bien distinctes reliées entre elles par des détroits aujourd'hui noyés. Le souvenir des 3 lacs avait traversé sans faiblir plus de trois millénaires !
La dernière histoire dont j'ai eu connaissance ramène à des événements qui ont eu lieu au nord du Canada relatés dans les mythes des indiens Gitksans. Ceux-ci faisaient état de glissements de terrain, d’éruptions volcaniques, d’assèchements de lacs, qui ont pu être vérifiés et datés par des études géologiques entre - 4 000 et -8 000 avant notre ère.

Propos recuillis par F. Lorel
Jacques Collina-Girard est Maîtres de Conférences à l’Université d’Aix Marseille 1, il travaille au Laboratoire de la Maison Méditerranéenne des sciences de l’Homme associé au Centre National de la Recherche scientifique (CNRS).

Source: Maroc-Hebdo

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"Les Marocains descendent des Atlantes" de Fabienne Lerol

De nouvelles prospections ont confirmé que l’Atlantide a bien existé au large de Tanger
Les Marocains descendent des Atlantes

affimgDes quatre coins du globe, l’Atlantide, un continent perdu il y a 11.500 ans n’a eu de cesse d’être recherché. Mille et une théories, souvent délirantes, ont exposé le lieu de sa cachette. De nouvelles prospections, effectuées par une équipe française, la situent au large des côtes marocaines. Des fouilles sont imminentes.

Fabienne Lerol

Quatre cents ans avant notre ère, le philosophe grec Platon racontait dans deux de ses dialogues, Critias et Timée, une étrange histoire que Solon aurait rapportée deux siècles plus tôt d’un voyage en Égypte. Là bas, des prêtres lui auraient raconté comment plusieurs milliers d’années auparavant, l’Atlantide, une civilisation puissante et arrogante aurait disparu de la surface de la terre. “Il y a 9 000 ans, raconte Platon, cette île vaste comme un continent disparut dans les flots au cours d’un épouvantable cataclysme”.

Civilisation

Plus étendue que l’Afrique et l’Asie réunies, l’Atlantide était jadis gouvernée par des rois puissants qui prétendaient descendre de Poséidon. “Ces souverains possédaient des flottes innombrables sillonnantLes_Ghrottes_d_H_rcules continuellement les océans, des cités magnifiques, riches et prospères (…) les Atlantes étaient maîtres d’un immense domaine englobant une grande partie de l’Europe et de l’Afrique du Nord jusqu’en Égypte" mais “de violents tremblements de terre et des déluges" mirent fin à cette domination, et “en l’espace d’un seul jour et d’une seule nuit funeste…l’île Atlantide s’enfonça sous la mer".
Cette histoire est elle crédible ? Non! jurent les historiens. En aucun cas une civilisation aussi industrieuse, dotée qui plus est d’une véritable organisation politique aurait existé, il y a pour nous près de 12 000 ans. Car c’est la préhistoire ! Les premières civilisations ne sont apparues que vers 3 500 av. J.C en Mésopotamie et en Égypte! Pourtant, depuis la fin du 19ème siècle l’engouement pour ce mythe ne cesse de croître.
En 1873, Heinrich Schliemann, un archéologue allemand découvre sur la colline d’Hissarlik en Turquie, la légendaire cité de Troie. Finie la légende! s’exclame-t-on alors. Si la ville mythique d’Homère n’est pas une invention du célèbre poète alors l’Atlantide de Platon a peut-être elle aussi réellement existé. Le délire atlante va commencer.
Le premier et le plus célèbre des atlantomanes, l’anglais Ignatius Donnelly, lance en 1882 dans un livre intitulé “Atlantide, Monde Antédiluvien" une théorie qui va vite devenir une vérité indubitable pour les Les_Ghrottes_d_H_rculesadeptes des sciences occultes : non seulement l’Atlantide était la première civilisation du monde, mais elle détenait aussi un immense savoir. Depuis lors, les Atlantes revêtent mille et une caractéristiques fantastiques allant du simple demi-dieu au génial extra-terrestre. Quant aux preuves de l’existence d’êtres aussi extraordinaires, elles ne manquent pas! Dans les milliers d’ouvrages et de sites Internet consacrés à l’Atlantide, on trouve presque toujours les mêmes arguments. Parmi eux, les lignes de Nazca au Pérou, qui seraient des vestiges de pistes d’atterrissage pour vaisseaux spatiaux ! Découvertes en 1939 par l’archéologue Posnanky, ces lignes ont effectivement de quoi frapper l’imaginaire puisqu’elles sont constituées de figures géométriques (trapèzes, triangles) et zoomorphiques (poissons, oiseaux…) visibles uniquement du ciel. Du moins c’est ce qui ne cesse d’être dit ! Car, dans les années 80, il fut démontré par l’anthropologue. Aveni que non seulement ces lignes pouvaient être vues du sol mais surtout que n’importe qui, sans technique particulière pouvait en tracer à volonté. Tombé à l’eau, l’Atlante astronaute ? Loin s’en faut.

Organisation

Il y aurait trop de mystères sur notre planète pour ne pas croire qu’une super civilisation techniquement très avancée ait existé longtemps avant nous. Les adeptes de l’archéologie fantastique évoquent ainsi constamment les fameux secrets des pyramides. Leur construction serait en l’occurrence trop technique pour de simples mortels. Voilà pourquoi certains décèlent toujours des traces de prises de courant électrique sur les murs intérieurs de la grande pyramides de Kéops ! Mais si ces théories des Atlantes génialement doués prêtent à rire, elles peuvent aussi virer au cauchemar. Le mythe de l’Atlantide n’est en effet pas étranger au mythe nazi de l’Aryen, cet athlétique géant blond aux yeux bleus de “race" germanique, sauf que ce n’est pas Solon qui visite l’Égypte mais James Churchward, un Anglais qui part en Inde …
Là bas, en 1868, un prêtre hindou lui aurait révélé l’existence du continent de Mu sur lequel se serait développé, plusieurs dizaines de milliers d’années avant notre ère, une civilisation brillante possédant une technologie de pointe.
Il y a 12 000 ans, le continent disparut bien sûr sous la mer à la suite d’un terrible cataclysme! Paru enTanger_par_Pierre_Aveline__1700 1926 sous le titre “Mu, le continent perdu" l’histoire combla les espérances de certaines sociétés secrètes allemandes comme celle de Thulé dont Hitler fut très proche. À coups d’arguments “scientifiques", le mythique continent perdu devint alors la patrie originelle des Aryens qui fut recherchée sous l’Himalaya ou encore sur la planète “Aldebaran"!
Mais où Platon situe-t-il son Atlantide ? À l’ouest du Détroit de Gibraltar. Il raconte que la civilisation atlante “envahissait à la fois l’Europe et l’Asie et se jetaient sur elles du fond de la mer atlantique. Car en ces temps là, on pouvait traverser cette mer. Elle avait une île, devant ce passage que vous appelez, dites-vous, les Colonnes d’Hercule” (le Détroit de Gibraltar). Cette île, ajoute Platon, “était plus grande que la Libye et l’Asie réunies, et les voyageurs de ces temps là pouvaient passer de cette île sur les autres îles, et de ces îles, ils pouvaient gagner tout le continent, sur le rivage opposé de cette mer qui méritait vraiment son nom".
Et si, les îles du philosophe étaient bien là où il l’a dit, devant le Détroit de Gibraltar entre le Maroc et l’Espagne ?
Et si, l’Atlante était en fait un génial homme de Cro-Magnon dont l’histoire rapportée par la tradition orale aurait traversé les âges ? Ce sont du moins les hypothèses de Jacques Collina Girard, un géologue et préhistorien français.

Migration

Alors qu’il étudiait la possibilité d’une zone de migration entre l’Espagne et le Maroc pour les populations préhistoriques, il découvrit un paysage englouti inattendu. L’analyse des cartes des fonds marins marocains lui révéla la présence de plusieurs îles actuellement submergées au nord-ouest du Cap Spartel mais qui étaient émergées entre 19.000 et 11.000 ans avant l’époque actuelle.
Il y a 19.000 ans, le monde se trouvait en effet dans la période la plus froide de la dernière glaciation, laquelle s’est accompagnée d’une baisse importante du niveau marin entraînant l’émersion des îles du Cap Spartel. Le niveau des eaux atteint le seuil record de -135 mètres par rapport à celui d’aujourd’hui. Suite à cette période de glaciation intense, on assiste toutefois, à un réchauffement général du climat et par conséquent à une remontée du niveau des eaux qui va au cours des derniers 10.000 ans, ensevelir l’archipel du Cap Spartel, (la vitesse de remontée atteignant parfois 2 à 4 mètres par siècle). La dernière des îles disparaît vers 9.000 avant notre ère.
C’est justement cette île engloutie devant le Détroit de Gibraltar près de 9 000 ans J-C et avant Platon qui a conduit Jacques Collina-Girard à reconsidérer le mythe de l’Atlantide d’autant plus que selon ce chercheur, le paysage décrit par Platon et celui reconstitué par la géologie se ressemblent beaucoup. Dans une étude publiée à l’automne 2001 (l’Atlantide devant le Detroit de Gibraltar? Mythe et Géologie, Comptes Rendus de l’Académie des Sciences de Paris, il note entre autre l’existence d’une mer intérieure entre les côtes espagnoles et marocaines -beaucoup plus étendues qu’aujourd’hui à cause de la baisse du niveau marin- fermée à l’ouest, juste avant l’océan atlantique, par un chapelet d’îles et à l’est par d’autres îles. Pour le scientifique, il pourrait bien s’agir de la “mer atlantique" dont parle Platon. Il ajoute qu’il était assez facile avec des moyens de navigations rudimentaires de passer d’île en île et de joindre l’un ou l’autre des continents comme l’affirmait Platon. En effet, l’île du cap Spartel n’était située qu’à 8-10 Km des continents Africains et Européens et “près du continent ibérique, trois petits îlots étaient des relais possibles vers le continent".
capo_spartelSelon cette interprétation, les Atlantes seraient donc à assimiler à des hommes préhistoriques de la fin du paléolithique (des hommes de Cro-Magnon) qui peuplaient ces îles. La disparition rapide de leurs territoires littoraux - “deux mètres de submersion dans une vie de 50 ans!" note Collina-Girard - aurait été un événement si traumatisant que de génération en génération, ces populations en auraient ravivé le souvenir.
Mais comment être sûr que ces îles étaient habitées? Cette présence serait attestée, non loin de là, par de nombreux sites préhistoriques sur les actuelles côtes marocaines et espagnoles du Détroit.
Entre 19.000 et 11.000 ans avant nous, les “Ibéromaurusiens", une population de chasseurs-cueilleurs arrivent brutalement sur les côtes marocaines et algériennes. On pense généralement que ces hommes modernes, qui étaient techniquement et socialement plus avancés que les autres populations préhistoriques de la même période, étaient originaires de Libye ou d’Italie.
Mais, d’après un préhistorien américain, Strauss, on retrouve à cette époque, les mêmes harpons en Espagne du sud et au Maroc.

Découverte

D’autres indices attestent par ailleurs que ces cultures présentes de chaque côté du détroit de Gibraltar pratiquaient toutes deux la pêche au large. Jusqu’ici, cependant, il semblait impossible de traverser le Détroit. Même munis de petits bateaux à moteur, les immigrants illégaux qui tentent aujourd’hui de rejoindre l’Europe y laissent bien souvent leur vie! Avec la découverte des îles du cap Spartel non seulement le passage d’un continent à l’autre devient possible pour des embarcations rudimentaires mais on est aussi amené à se demander si plus que des contacts sporadiques, il n’y a pas eu un véritable brassage social et culturel entre ces populations vivant de chaque côté du détroit. Une question qui fait de ces premiers hommes modernes des êtres plus énigmatiques et certainement plus intéressants que les fameux Atlantes de l’espace

Source: Maroc-Hebdo

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17 juillet 2007

La casbah historique de Tanger en ruine

La casbah est parmi les sites historiques et touristiques les plus importants de la ville du détroit. Pourtant, plusieurs de ses espaces délabrés nécessitent une restauration d’urgence.

Située sur les hauteurs de l’ancienne médina, la casbah offre une vue imprenable sur la baie de Tanger. Elle se présente sous forme d’une vieille ville, cernée de remparts lui donnant un aspect architectural unique. Ses monuments se dressent majestueusement et témoignent d’une période faste de l’histoire du Maroc. Seulement voilà, plusieurs de ses espaces historiques menacent ruine. Seule Dar El Makhzen a été rénovée, il y a près de trois ans, et reconvertie en musée d’art ouvert au public peu de temps après.

La décoration de ce monument, dont la construction remonte aux environs du 18ème siècle, se distingue par son styleBabLaassa2 typiquement marocain : revêtement en zellige, plâtre ciselé, coupole en bois peint ou sculpté… Les colonnes galbées et les chapiteaux composites en marbre blanc qui ornent le grand patio sont de style européen. Ce somptueux palais se présente sous forme d’un grand musée avec ses salles d’expositions (salle du trône, Bayt Al Mal, l'ancienne trésorerie, la grande coupole ...).

Le musée est doté de Riad Sultan. Ce jardin est une autre merveille de style maroco-andalous. Pour donner plus d’animation à ce musée d’art, Riad Sultan offre au public une exposition permanente des chapiteaux en marbre, des margelles de puits et des canons.

Située tout juste à côté dans la rue Ben Abbou et construite peu après Dar El Makhzen, la mosquée de la casbah n’a pas eu la même chance d’être restaurée. Alors qu’elle compte parmi les rares lieux de culte au Maroc disposant d’un minaret octogonal et revêtu de faïences polychromes (zelliges). La mosquée de la casbah souffre d’un manque d’entretien, surtout en ce qui concerne son minaret qui est dans un état de délabrement avancé.

Sur la même place du Méchouar, à proximité du musée de la casbah, se dresse Dar Chraâ (maison de la justice). Elle a été convertie en un lieu d’exposition pour les articles de l’artisanat. Elle n’a heureusement pas subi le même sort d’abandon comme il est le cas pour l’ancienne prison qui se trouve dans le voisinage.

Pour le président de l’Association du quartier de la casbah, Abdelkader L’hnoutt, «les anciens habitants du quartier comme les nouveaux sont conscients du danger qui menace la casbah, puisque la plupart des monuments historiques sont en train de disparaître». Et de poursuivre que «les habitants se montrent très solidaires pour la propreté de la casbah. Et c’est au tour des responsables de faire de même en procédant à la réhabilitation du quartier. Nous appelons à ce qu’ils mettent un terme à la construction pour éviter l’irréparable». Il est vrai que la casbah bénéficie d’un projet d’aménagement et de réhabilitation de l’ancienne médina. Mais les travaux de parage, qui rentrent dans le cadre de ce projet, n’ont concerné qu’une partie de ce site historique.

P1010062Alors qu’ils ont été achevés concernant les autres quartiers bénéficiant de ce projet. Pour l’inspecteur des monuments historiques et sites du ministère de la Culture- direction régionale Tanger- Tétouan, Taoufiq Ouzgane, plusieurs projets d’aménagement et de réhabilitation de la casbah sont en discussion. «Des architectes, originaires et amoureux de la ville de Tanger, ont présenté un projet, mais le point du désaccord demeure la manière de la préservation de l’aspect architectural de ce site», a- t-il expliqué. Ce dernier a aussi fait part qu’un autre plan de sauvegarde et d’aménagement de la médina de Tanger englobant la casbah est en phase de finalisation.

Rappelons que la casbah a été construite en 1664 par Al Khadir Ghaylan. Il s’agissait d’une forteresse pour mener la guerre contre les Anglais qui ont occupé la ville de Tanger de 1662 à 1684. Cette cité a été protégée par deux remparts et des tours percées au nord par une porte monumentale, défendue de part et d'autre par deux bastions saillants.

Source: Aujourd'hui Le Maroc

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07 juin 2007

"Tanger, ténébreuse et nostalgique" de Nicolas Bourcier

M_dina_de_Tanger"(...) On dit que Tanger pleure celui qui ne la connaît pas, et qu'on pleure quand on l'a vue. Le on-dit a du vrai. On peut la toucher, caresser ses murs épais, effleurer ses portes en bois déglinguées. Gratter aussi sa terre noire, se rouler dans son sable toujours humide. S'enivrer encore de ses odeurs de tabac gris, de jasmin et de kif. Ici, on peut tout essayer, marcher avec un livre à la main, on peut même déplier un vieux plan de la ville pour se donner de l'allure, mais Tanger s'échappe."

Source: Le Monde (un extrait)

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06 mai 2007

L'Agence urbaine propose un réaménagement pour mieux exploiter les Grottes d'Hercule

Les Grottes d'Hercule, l'un des plus anciens vestiges de la région nord du Maroc, courent le risque de sombrer en mer. Ces grottes sont actuellement dans un état de délabrement avancé. Le dernier incident en date est l'effondrement d'un pan de588179750 rocher de la grotte. Incident qui a provoqué la fermeture du site en attendant d'évaluer les dégâts. Cet état est le résultat conjugué des infiltrations de pluies mais aussi des constructions anarchiques qui ont fleuri alentour. En effet, en terrasse (qui sert de plafond à la grotte), ont pris place au fil des ans nombre de constructions anarchiques: cafés et boutiques de souvenirs, entre autres. Outre la dégradation du plafond de la grotte, ces constructions portent atteinte, selon une étude de l'Agence urbaine, au caractère spécifique du site et empêchent toute exploitation rationnelle et efficace des potentialités touristiques. L'Agence urbaine a en effet formulé deux propositions. La première, drastique, envisage de raser purement et simplement ces constructions et de les remplacer par un projet touristique qui tienne compte des spécificités de la zone. La deuxième solution, plus conciliante, se propose d'intégrer les constructions existantes en les «camouflant» avec de la verdure. En outre, il est aussi proposé de mettre en place un kiosque d'information à l'entrée de la grotte pour en retracer l'histoire et les caractéristiques. A l'intérieur, les techniciens de l'agence ont proposé de mettre en place un spectacle sons et lumière.
Pour donner une nouvelle dynamique au site, qui n'a pas connu de rénovation depuis les années 80 avec la mise en place de l'éclairage électrique. Les grottes pourraient en effet retrouver leur aspect d'antan. La visite du site est payante, le ticket étant vendu à 5 dirhams encaissés par la ville de Tanger. A raison de 30.000 visiteurs par an, cela générerait assez de ressources pour se prendre en charge, note un observateur. A noter que les Grottes d'Hercule ne sont pas seules menacées. Non loin de Cap Spartel se trouve le site de Cotta, avec des vestiges de l'époque romaine qui se sont retrouvés dans l'enceinte d'une propriété privée. A noter le cas de Lixus, situé en bordure de la route nationale Larache-Tanger. Même protégée par une clôture, l'ancienne ville est le lieu de tous les pillages à cause du manque de surveillance.

Source: l'Economiste.

Posté par brahima007 à 17:15 - Mythe et histoire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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