04 juillet 2009
BOUYGUES : un contrat de 335ME à Tanger
Le groupe de BTP Bouygues a indiqué ce jeudi avoir conclu un contrat de 335 millions d'euros. Ce contrat s'inscrit dans le cadre de la construction d'un deuxième port porte-conteneurs à Tanger au Maroc. Au total, l'opération porte sur un montant de 825 millions d'euros et implique, outre Bouygues, un consortium composé du groupe italien Saipem, de Besix, filiale de l'égyptien Orascom Construction Industries, et de la société marocaine Somagec.
Ce jeudi, le groupe de BTP Bouygues a annoncé, dans un communiqué, avoir signé un contrat de 335 millions d'euros. Ce contrat s'inscrit dans le cadre de la construction d'un deuxième port porte-conteneurs à Tanger au Maroc. Au total, le projet porte sur un montant de 825 millions d'euros et implique, outre Bouygues, un consortium composé du groupe italien de services pétroliers Saipem, de Besix, filiale de l'égyptien Orascom Construction Industries, et de la société marocaine de travaux maritimes et de génie civil Somagec.
Les travaux doivent commencer au premier trimestre 2010, s'étaler sur une durée de quatre ans, et mobiliser '2 000 collaborateurs en période de pointe'. Le consortium devra réaliser une digue principale de 3 800 mètres et une digue secondaire 1 200 m, 2 800 m de quai et une plateforme logistique de 150 hectares.
Tanger City Center
Le holding espagnol Inveravante, dirigé par Manuel Jove Capellán, a repris le projet de Tanger City Center pour un investissement total de 2 mds de dirhams (environ 180 M€). Inveravante devientalors l’investisseur principal. Le projet comprendra un centre commercial d’environ 32 000 m², deux hôtels, 800 appartements et quelques 10 000 m² de bureaux.
Cependant, Manuel Jove Capellán n’est autre que le fondateur et ancien président du groupe immobilier espagnol Fadesa à l’origine du projet tangérois. Il faut rapeller qu'en avril 2006 Fadesa et Anjoca (autre promoteur espagnol présidé par Don Angel Jove Capellán, frère du premier) avaient remporté l’appel d’offres du projet . Mais, Manuel Jove Capellán a cédé ses parts dans Fadesa à Fernando Martin fin 2006, deux ans, avant que Martina-Fadesa ne soit déclaré en faillite.
Carlos Ghosn confirme la construction d'une usine Renault à Tanger
L'usine Renault en construction dans la région de Tanger (nord) produira ses premières voitures en janvier 2012, a affirmé lundi le président de Renault Carlos Ghosn, qui a voulu "démentir les rumeurs" sur une éventuelle remise en cause du projet.
"Je n'ai aucun doute sur le fait que cette usine, à terme, aura une capacité de production de 400.000 voitures par an et qu'à un moment déterminé Nissan viendra se joindre à Renault", a ajouté M. Ghosn au cours d'un conférence de presse en présence du ministre marocain de l'Industrie et du Commerce Ahmed Chami.
Située à quelques kilomètres au sud du nouveau port de Tanger Med, auquel elle sera reliée par autoroute et voie ferrée, cette usine devait à l'origine être mise en service en 2010, avec une capacité initiale de 200.000 véhicules/an, portée progressivement à 400.000 véhicules/an. Le constructeur japonais Nissan, associé étroitement au groupe Renault avec des participations croisés, envisageait d'y fabriquer des utilitaires légers mais a indiqué au début de l'année qu'il réétudiait sa participation en raison de la crise économique mondiale. Renault avait ensuite reconnu que la sortie des premières voitures pourrait être repoussée de quelques mois.
AFP
23 juin 2009
Le nouveau maire de Tanger s'engage à hisser la ville au rang des grandes métropoles de la rive nord de la Méditerranée
Le nouveau président du Conseil de la ville de Tanger, Samir Abdelmoula, s'est engagé lundi à oeuvrer en vue de hisser la cité au rang des grandes métropoles de la rive nord du bassin méditerranéen.
M. Abdelmoula, membre du bureau exécutif du Parti Authenticité et Modernité (PAM), qui s'exprimait après son élection nouveau maire de Tanger, a souligné que le nouveau conseil élu focalisera ses efforts sur l'impulsion de la dynamique de développement de la ville de Tanger pour faire de la région un pôle économique majeure du Royaume. La majorité actuelle formant le conseil de la ville "va travailler main dans la main avec tous ceux qui sont animés du désir d'aller de l'avant dans le développement de cette cité que SM le Roi Mohammed VI entoure de Sa Haute Sollicitude", a affirmé M Abdelmoula, qui est le plus jeune maire au Maroc (35 ans).
Après avoir exprimé sa reconnaissance pour la confiance accordée au PAM pour gérer les affaires de la ville, le nouveau maire de Tanger a assuré qu'il veillera à coordonner avec les partis minoritaires au sein du conseil pour une meilleure implication dans le grand chantier de développement de la cité du détroit.
M. Samir Abdelmoula, du parti Authenticité et Modernité (PAM), a été élu lundi président du conseil de la ville de Tanger, succédant à Dahmane Darhame, de l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP).Candidat unique à ce poste, il a recueilli 40 voix sur 63 exprimées lors du 3ème tour de cette élection, alors que 23 bulletins ont été annulés et un seul candidat s'est abstenu de voter.
L'actuel maire de la ville est président directeur général de la station régionale "Cap Radio", comme il occupe le poste de vice-président de la compagnie maritime "Comarit-Comanav-Ferry" et président du groupe de communication "RDN". Après avoir obtenu un baccalauréat en sciences mathématiques au lycée Regnault de Tanger, M. Abdelmoula a poursuivi ses études supérieures à l'Institut Marocain de Management où il a obtenu un diplôme supérieur dans la branche finances.
Avant le début de l'opération de vote pour élire le nouveau maire de la ville, les 21 candidats du Parti de la Justice et du Développement (PJD) ont préféré ne pas participer au vote. Par la suite, 20 autres candidats, pour la plupart du parti du Rassemblement National des Indépendants (RNI) et de l'Union Constitutionnelle, se sont retirés lors du vote pour la désignation des vice-présidents.
Le poste de premier vice-président a été remporté par M. Mohamed Akbib (indépendant). Ont été élus aux postes des 2ème et 3ème vice-présidents respectivement M. Mohamed Hmidi (PAM) et Ibrahim Dahbi (Mouvement Populaire).
MAP
15 juin 2009
Forum méditerranéen de la logistique et du transport
Le méga complexe portuaire Tanger-Med a été présenté, mercredi, devant le 7e Forum méditerranéen du transport et de la logistique qui se tient à Barcelone dans le cadre du Salon international de la logistique et la manutention (SIL)
La présentation de cette gigantesque infrastructure, porteuse de valeur ajoutée, a été assurée par Youssef Benchekroun, membre du directoire de l'Agence spéciale Tanger-Med (TMSA), qui a articulé son intervention autour de trois principaux axes à savoir la vision ayant commandé le lancement et la conception du projet Tanger-Med, les principaux éléments de l'activité portuaire et enfin les composantes des zones d'activité c'est-à-dire l'arrière pays où les opérateurs peuvent s'implanter. Dans une déclaration à la MAP, M. Benchekroun a indiqué que les organisateurs du Forum méditerranéen de la logistique et du transport, qui se tient sous le thème «Vers une communauté logistique Méditerranéenne», ont invité les autorités du complexe portuaire Tanger-Med à présenter le projet et l'expérience de Tanger-Med pour enrichir le débat et la réflexion sur les enjeux du développement du trafic portuaire et de la logistique en général dans le pourtour méditerranéen.
Le principal message que nous avons tenu à véhiculer au cours de notre intervention est que la gigantesque infrastructure qu'est Tanger-Med va servir non seulement le développement économique et socio-territoriale du Maroc mais sera aussi une plate-forme d'accueil d'opérateurs industriels et logistiques étrangers notamment européens (Français, Espagnols et Italiens) et de l'ensemble du pourtour Méditerranéen qui pourront bénéficier de l'avantage compétitif qu'offre Tanger-Med. Par ailleurs, le président de l'association des Freight Forwarders du Maroc (AFFM), qui rassemble les groupeurs de marchandises, Rachid Tahri, a souligné dans une autre intervention dans le cadre du Forum Méditerranéen, l'importance du secteur du transport et de la logistique, l'un des moteurs clés du développement économique du Maroc. M. Tahri, qui est revenu sur les différents accords de libre échange signés par le Maroc avec plusieurs pays partenaires ainsi que le statut avancé qui lui a été accordé par l'Union européenne, a souligné les grands projets structurants de logistique lancés dans le Royaume comme le complexe portuaire Tanger-Med ou encore le Train à Grande Vitesse devant relier Tanger à Casablanca qui auront un impact positif sur le développement économique national.
Le 7e Forum méditerranéen de la logistique et du transport (2-3 juin), organisé dans le cadre du SIL (2-5 juin), a réuni deux jours durant des représentants gouvernementaux, des P.-D.G. et hauts responsables de grandes infrastructures portuaires et ferroviaires ainsi que d'imminents experts dans le domaine de la Logistique et du Transport des pays du pourtour de la Méditerranée dont le Maroc.
Selon le coordinateur général du 7e Forum méditerranéen de la logistique et du transport, Anwar Zibaoui, l'actuelle édition du Forum qui coïncide avec le lancement de l'UPM, a offert l'occasion d'approfondir la réflexion sur le projet de l'interconnexion au moyen du transport et de la logistique des pays des deux rives de la Méditerranée, l'un des projets phares retenus par l'UPM. Dans une déclaration à MAP-Barcelone, M. Zibaoui s'est félicité de la réussite du Forum devenu au fil des éditions un lieu privilégié où se réunissent les secteurs publics et privés des pays du pourtour Méditerranéen versant dans le domaine de la logistique et du transport.
Le Forum, important point de rencontre des hommes d'affaires des pays de l'Europe et du Sud de la Méditerranée en vue de développer un partenariat fructueux, a permis de tisser des relations de partenariat efficace entre les secteurs publics et privés pour planifier et concevoir des politiques efficientes en matière de logistique et de transport, a-t-il dit.
Par ailleurs, dans le cadre du Forum méditerranéen de la logistique et du transport, une rencontre internationale consacrée à l'encouragement des investissements étrangers dans la zone méditerranéenne a réuni des hommes d'affaires et des opérateurs économiques des deux rives de la Méditerranée dans les domaines du Transport et de la Logistique.
La rencontre initiée dans le cadre du projet «Invest in Med» (Investir en Méditerranée) financé par l'Union Européenne, a permis aux sociétés européennes d'entrer en contact avec leurs consœurs du pourtour Méditerranéen en vue de renforcer les relations et conclure des affaires dans le secteur de la logistique et du Transport.
Le 7e Forum Méditerranéen de la logistique et du transport ainsi que la rencontre «Investir en Méditerranée» sont tous les deux organisés dans le cadre du Salon international de la logistique et de la manutention de Barcelone, ville choisie pour abriter le siège du secrétariat permanent de l'UPM. Véritable point de rencontre de l'activité logistique du sud de l'Europe, du bassin méditerranéen et en particulier des pays du Maghreb, mais aussi de l'Amérique latine et de l'Asie du Sud-est, le Salon international de la logistique et la manutention s'est imposé en Espagne et en Europe comme un rendez-vous incontournable du secteur. De l'infrastructure aux dernières innovations technologiques, tous les métiers y sont représentés : équipements, stockage, manutention, préparation de commandes, transports, E-logistics. Deuxième salon de référence du secteur par sa taille en Europe, le SIL avait réuni, lors de sa précédente édition plus de 1.000 exposants, accueilli plus de 50.000 visiteurs professionnels et généré un chiffre d'affaires de 2.050 millions d'euros.
MAP
Ittihad Tanger et AS Salé en finale
L'Ittihad Tanger, tenant du titre, et l'AS Salé, vice-championne, se sont qualifiés mercredi pour la finale du championnat national de première division de basket-ball (saison 2008-2009). L'Ittihad Tanger a battu dans la douleur en demi-finale retour le FUS Rabat sur le score de 53 à 48, à la salle de Dradeb à Tanger. Il l'avait emporté 69-67 à l'aller. De son côté, l'AS Salé s'est imposée nettement 75-49 face au Raja Casablanca, à la salle de Fathallah Bouazzaoui à Salé. A l'aller, les Pirates de Bouregreg avaient gagné par 78-74 à Casablanca.
Les deux équipes, Ittihad Tanger et AS Salé, s'étaient rencontrées en finale de l'année 2008 où la victoire était revenue au club d'Al Boughaz, mais non sans peine (71-68).
Ecolo'Plage : Tanger
Veolia Environnement Maroc vient de lancer à Tanger son programme «Ecolo Plage», une campagne de sensibilisation des enfants à la préservation des plages et au respect de l'environnement.
L'opération, lancée à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement et du 10e anniversaire du programme «Plages Propres» initié par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement, sera menée au niveau du «village Veolia environnement» implanté sur la plage municipale de la ville du détroit. La campagne, menée en partenariat avec l'Association marocaine des petits débrouillards et l'Association des enseignants des sciences de la vie et de la Terre (Sections Tanger-Tétouan), concernera également les plages de Martil et de Skhirat.
Les animateurs de «Ecolo'Plage» comptent sensibiliser les enfants à la préservation des plages à travers des ateliers pédagogiques et des activités ludiques. L'opération, qui se poursuivra jusqu'au 23 août, vise à atteindre quelques 8.000 enfants, précisent les organisateurs. Sur les espaces de cette manifestation, les animateurs vont initier les enfants au milieu marin et leur faire découvrir «le cycle de l'eau dans la ville». «Art et récupération à travers le ramassage sur les plages» est aussi un atelier qui est dédié à la sensibilisation à la propreté des plages.
Lors de la préparation de cette campagne de sensibilisation, Veolia Environnement a organisé, en collaboration avec les associations partenaires, un cycle de formations spécifique au profit des animateurs du programme «Ecolo'Plage». Ces formations ont pour objectif de familiariser les animateurs aux différentes méthodes de sensibilisation et de leur présenter les outils pédagogiques conçus à cet effet, dont les maquettes explicatives, les jeux sur le «cycle des déchets» et les affiches pédagogiques.
MAP
L’AECID accorde au Maroc deux dons de 2,9 millions d’euros
Le Maroc et l'Agence espagnole de coopération internationale au développement (AECID) ont signé, lundi 15 juin, deux protocoles administratifs de coopération relatifs à l'appui à la stratégie d'alphabétisation et d'éducation non formelle et aux centres techniques industriels marocains.
En vertu du protocole de coopération relatif à l'appui à la stratégie d'alphabétisation et d'éducation non formelle, l'AECID accorde au Maroc un don de 2 millions d'euros pour la réalisation d'un programme, de 42 mois, visant l'amélioration de l'offre d'éducation dans les régions de Tanger-Tétouan, Taza-Al Hoceima, l'Oriental et Sous-Massa-Draâ.
Il porte sur l'appui de la 2e chance pour la réinsertion à l'école formelle et l'intégration socio-éducative par l'initiation professionnelle pour les enfants de moins de 15 ans, la contribution à la lutte contre l'abandon scolaire et le développement du préscolaire communautaire, l'appui au programme d'alphabétisation fonctionnelle et le renforcement des programmes post-alphabétisation des femmes et de leur intégration socio-économique.
Aux termes du 2e protocole, l'AECID accorde un don de 900 000 euros destiné au financement de programmes visant la modernisation des industries marocaines et le renforcement des capacités des centres techniques à travers la formation et l'assistance technique, ajoute la même source.
Elections communales - Tanger
L'USFP est le grand perdant de ces élections au niveau de Tanger. Il n'a obtenu aucun siège dans las 4 arrondissements qui composent la ville ni dans Asilah. Le Parti de la justice et du développement (PJD) est arrivé en tête avec 43 sièges au niveau des 4 circonscriptions de Tanger, ex aequo avec le Rassemblement national des indépendants (RNI). Le Parti authenticité et modernité (PAM), l’un des nouveaux venus lors de ces élections, a obtenu 13 sièges, précédé par le Mouvement populaire (MP) avec 22 sièges. Ils sont suivis par l’Union constitutionnelle (UC) avec 11 sièges, l’Istiqlal 8 sièges et le Parti travailliste (PT) avec 6 sièges.
Le PJD ou le RNI, malgré un confortable score, seront incapables de constituer seuls une majorité sans alliances des autres partis.
Carlos Ghosn confirme la construction d'une usine Renault à Tanger
L'usine Renault en construction dans la région de Tanger (nord) produira ses premières voitures en janvier 2012, a affirmé lundi le président de Renault Carlos Ghosn, qui a voulu "démentir les rumeurs" sur une éventuelle remise en cause du projet.
Tout en confirmant que l'investissement capacitaire de 600 millions d'euros pour l'usine de Tanger devrait connaître une extension, 2 ans plus tard, avec une capacité à terme de 400.000 unités/an, le patron de Renault a affirmé que « Nissan se retire temporairement mais reviendra à Tanger dès que la situation se redressera ». D'ailleurs, a-t-il expliqué l'alliance Renault-Nissan « vise une présence forte dans les pays émergents, Brésil Russie, Inde et Chine, pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord ». Abondant dans le même sens, il a expliqué que le groupe « entend consolider sa position dans des pays historiquement forts comme le Maroc, la Turquie et la Roumanie ». Au Maroc, l'usine Somaca à Casablanca assemble Kango, Logan et Sandero (lancée il y a 15 jours).
22 mai 2009
Des experts en conclave à Tanger sur la conservation des réserves de thon dans la région
Une vingtaine d'experts dans le domaine de la pêche maritime se sont donnés rendez-vous, durant cette semaine à Tanger, pour une session de formation sur "les techniques d'évaluation des stocks halieutiques thonidés". La formation, organisée par la commission internationale pour la conservation des thonidés de l'atlantique (ICCAT) en collaboration avec l'institut national de recherche halieutique (INRH), a pour objectif de renforcer les compétences des services et instances chargés de la protection des ressources halieutiques contre la surexploitation de la pêche. Outre des experts marocains, participent également à cette rencontre des cadres de différents pays de la méditerranée, tels l'Albanie, la Turquie, l'Egypte, la Libye, la Tunisie et l'Algérie. La formation est assurée par trois experts dans le domaine de la protection des ressources halieutiques.
Le chef du centre régional de l'INRH Tanger-M'diq, M. M'hamed Idrissi souligne que cette formation a pour objectif de développer les connaissances techniques des instances chargées de l'évaluation des stocks de thon dans le bassin méditerranéen, souvent menacés par la surexploitation et la pêche intensive. Et d'affirmer que cette initiative permettra aux experts marocains d'être au fait des plus récents apports de la science dans le domaine de la surveillance des réserves halieutiques et des pêcheries. Une pratique qui fait appel à des technologies pointues et des procédés de calculs très complexes, a-t-il dit. La connaissance précise de la situation des réserves de poissons et leurs volumes revêt une importance capitale, puisqu'elle constitue la principale référence pour les pays dans la prise de décisions concernant la régulation des opérations de la pêche (repos biologiques) et la limitation des quotas des prises afin de permettre la régénération naturelle des réserves, précise M. Idrissi.
La nature des différents types de thons en déplacement constant sur les mers et les océans implique une responsabilité collective de plusieurs pays à travers le monde dans la protection de cette ressource très prisée par les flottes de la pêche, a-t-il ajouté. Le Maroc adhère auprès de 46 pays au comité international pour la préservation du thon de l'atlantique. Les bancs de thon transitent par les côtes marocaines dans son immigration constante entre l'atlantique et la méditerranée.
M. Idrissi souligne, à ce sujet, que le Maroc a développé ses compétences dans le domaine des techniques d'évaluation des stocks des zones poissonneuses, affirmant que les centres chargés de cette mission couvrent l'ensemble des côtes marocaines.
Sur la région du Détroit, il sera procédé à la création d'un centre de surveillance des ressources halieutiques dotés des techniques requises pour assurer un travail de grande précision. Le centre, le premier du genre au Maroc et qui sera inauguré en juillet prochain, sera aussi doté de plusieurs laboratoires pour surveiller l'état sanitaire et la qualité des poissons en plus d'une logistique de lutte contre la pollution marine.
L'INRH, qui travaille en collaboration avec plusieurs organisations mondiales et régionales, est un établissement public qui assure les missions de l'évaluation des ressources halieutiques et le suivi de leur exploitation, l'étude du dysfonctionnement des écosystèmes marins et littoraux, la surveillance de la qualité et de la salubrité des produits de la mer, en plus de la réalisation d'essais techniques de pêche et de valorisation des produits de la mer. L'Institut se charge aussi de l'évaluation des potentialités aquacoles du littoral marocain et de la réalisation des recherches à même de contribuer au développement de l'aquaculture au Maroc.
La coordination de la société civile
La ville de Tanger abritera, le 20 et 21 mai, le 1er Forum régional sur «La coordination de la société civile» qui connaîtra la participation de nombreuses associations de la région nord et d'ONG internationales impliquées dans les projets sociaux menés en partenariat avec des intervenants locaux. La manifestation, organisée par le Conseil de la région Tanger-Tétouan en partenariat avec le programme ART-Gold Maroc (Pnud), s'assigne pour objectif de mener une réflexion entre les différents intervenants de la région sur l'action de la société civile, les moyens d'optimiser son travail et fédérer ses efforts autour de projets ciblés garantissant des résultats durables.
La région Tanger-Tétouan compte près de 4.000 associations qui travaillent conjointement avec les institutions publiques, l'administration locale, les services déconcentrés de l'Etat et les organismes de la coopération internationale, indiquent les organisateurs de cette rencontre.
Face à cette pléthore d'intervenants, la question de la complémentarité des actions menées par les acteurs de la société civile se pose avec acuité. La manifestation a pour objectif de dresser un diagnostic de l'action de la société civile en faveur du développement local, de l'évaluer et d'envisager les moyens susceptible de mobiliser les efforts pour des projets viables et à impact réel sur la vie des populations cibles, explique-t-on de même source. Le programme ART-Gold Maroc œuvre dans ce sens et incite à une meilleure coordination entre la coopération internationale et les acteurs locaux qui se chargent d'exécuter les projets de développement social.
Les intervenants à cette rencontre auront à débattre de questions fondamentales, telles les principaux défis et enjeux à prendre en compte dans les stratégies de la société civile, ou encore, la nature des structures à adopter pour assurer la durabilité de la coordination de la société civile autour de l'objectif commun du développement social.
La manifestation, qui se déroulera à l'institut national de l'action sociale de Tanger, réunira ainsi des représentants d'ONG, d'associations locales, des autorités locales et des comités locaux de l'INDH. Des partenaires de projets initiés dans le cadre de la coopération décentralisée, bilatérale ou multilatérale viendront témoigner de leur expériences à l'occasion de cette rencontre.
Les travaux du Forum de Tanger devront aboutir à la signature d'une déclaration de principe qui devra servir de guide à l'action de la société civile. Les organisateurs prévoient également la création d'une cellule qui se chargera du suivi des recommandations du Forum visant à conférer une meilleure synergie à l'action de la société civile.
MAP
Exercice de sauvetage en mer
Le ministère de l'Equipement et des Transports organise, mardi prochain, un exercice de sauvetage en mer dans la rade du port de Tanger.
Cet exercice, qui s'inscrit dans le cadre des préparatifs de l'opération de transit-2009, débute le 15 juin avec la participation d'équipes d'intervention du département de la Pêche maritime, de la Marine Royale, de la Gendarmerie Royale et des Forces Royales Air. Prendront part également à cette opération des éléments de la Protection civile et du corps médical de la délégation de la Santé.
L'objectif de cette opération consiste à "renforcer les capacités d'intervention du Maroc, en tant que pays côtier, dans le cadre de ses engagements vis-à-vis de la communauté maritime", selon les organisateurs de cette manœuvre. L'exercice consiste en l'évacuation, par des moyens aériens et maritimes, de blessés à partir d'un navire roulier à passagers en difficulté dans la rade du port de Tanger.
Le port de Tanger constitue la principale porte d'accès au Maroc pour des centaines de milliers de Marocains résidant à l'étranger (MRE) durant les vacances d'été. La traversée du détroit de Gibraltar est assurée par une importante flotte de bateaux qui assurent des rotations quotidiennes non-stop.
Quelque 18 bateaux de grande capacité, ferry et fast-ferry assurent des rotations régulières non-stop entre les deux rives du détroit. Les quais du port de Tanger enregistrent une moyenne quotidienne de 45 accostages, avec une capacité globale de 52.000 voyageurs.
La ligne maritime Tanger-Algésiras (sud de l'Espagne) représente les deux tiers du trafic sur le détroit. Les 11 bateaux et ferry desservant cette ligne disposent d'une capacité optimale de 35.000 passagers, contre 13.000 pour la ligne Tanger-Tarifa desservie par deux fast-ferry.
Pour les lignes de longue distance, trois bateaux de grande capacité assurent la liaison Tanger-Sète (sud de la France) avec une capacité de 3.100 passagers et plus de 1.000 véhicules pour chaque bateau.
En plus de la mise en service du bateau de grande capacité "Ouzoud" sur la ligne Tanger-Gènes (Italie), la flotte assurant l'opération transit à partir de Tanger a été renforcée, en 2008, par le "Majestic" qui dessert la même ligne en transitant par la ville de Barcelone. La capacité du bateau est de 2.500 passagers et 760 véhicules.
MAP
01 mai 2009
Association « Arrabt » pour le développement et la coopération internationale
Contexte de la création :
L’Association « Arrabt » pour le développement et la coopération internationale est une ONG indépendante créée par l’initiative d’étudiants doctorants à l’université Abdelmalek Essaâdi et de fonctionnaires des administrations issues de la région Tanger-Tétouan, ayant participé au cycle de formation de "Techniciens en gestion de projets de coopération transfrontalière" organisé conjointement par la DGCL ( Direction générale des collectivités locales – Ministère de l’intérieur – Maroc) et l’IEDT – Cadix en collaboration avec l’université Abdelmalek Essaâdi et la UCA.
Cette formation s’inscrit dans le cadre du programme ARRABT financé par Interreg III A : Maroc –Espagne.
Objectifs de l’association :
Le nom de l’association reflète son intérêt pour toutes les questions de développement et de coopération internationale et plus spécialement la coopération maroco espagnole. Ainsi ses objectifs peuvent être présentés comme suit :
Contribuer aux efforts de développement durable dans la région Tanger-Tétouan.
Participer dans les programmes et projets de coopération internationale et plus spécialement la coopération transfrontalière maroco espagnole.
Proposer et gérer des projets de développement dans le cadre d’initiatives marocaines ou internationales.
Soutenir les collectivités locales, institutions de la société civile ainsi que d’autres acteurs locaux dans l’élaboration et gestion de projets de coopération internationale dans la perspective du renforcement de la notion de bonne gouvernance.
Encourager la recherche et l’échange culturel entre les deux rives de la méditerranée en général et du détroit de Gibraltar plus particulièrement.
Contribuer au renforcement des structures de coopération internationale transfrontalière par l’insertion de cadres et professionnels spécialisés dans l’élaboration et gestion de projets de développement local, dans les institutions publiques et privées locales.
Encourager les émigrants marocains à participer au développement de leur pays d’origine en les incitant à créer des investissements au Maroc.
30 avril 2009
Tanger accueille la 1ère édition du Festival de l’Environnement
Les 15, 16 juin 2009, le club SIFE de l’Ecole Nationale de Commerce et de Gestion de Tanger (SIFE-ENCGT) et l’Université Abdelmalek Essaâdi organisent en partenariat : La 1ère édition du Festival de l’Environnement Sous le thème: « Libérons notre esprit : Pensons Environnement »
Une 1ère édition qui promet d’offrir à tous un espace pur, sain et agréable grâce à son programme diversifié. Un espace où plusieurs écologistes et professionnels s’exprimeront à travers des conférences et ateliers de formation de diverses thématiques. Il sera organisé aussi dans le cadre du festival des expositions destinées au grand public Tangérois à la plus fameuse des places de la perle du Détroit, ainsi qu’une scène musicale qui donnera opportunité aux jeunes talents de la ville pour donner le meilleur d’eux même.
Le festival connaîtra la participation d’une dizaine d’équipes SIFE MAROC qui exposeront leurs projets et produits au habitants de la ville mythique. Des projections de films documentaires auront lieux à la place des nations et à l’ENCGT, notamment du film documentaire ayant obtenu le prix Nobel de la paix 2007 « vérité qui dérange » d’AL GORE.
Nouveau plan directeur portuaire national
Le nouveau plan directeur portuaire national à l'horizon 2030 constituera un cadre prospectif, global et cohérent de
développement des ports et un référentiel commun et partagé par l'ensemble des parties concernées, a affirmé, mardi à Rabat, le ministre de l'Equipement et des Transports, Karim Ghellab.Intervenant au cours d'une journée d'études sur la stratégie portuaire nationale, M. Ghellab a précisé que ce nouveau plan permettra aux ports marocains de s'inscrire dans la dynamique économique, sociale et environnementale.
Les ports nationaux, a poursuivi le ministre, assurent le transit de 98% des échanges externes constituant ainsi un maillon clé des chaînes logistiques des importateurs et des exportateurs marocains. Face aux nouvelles stratégies sectorielles nationales (Plan Maroc vert, Emergence, zones franches, etc.), le Maroc a besoin d'une nouvelle vision de développement de ses ports, a fait remarquer M. Ghellab, ajoutant qu'elle doit intégrer une vision prospective des besoins futurs et prendre en compte la logique d'aménagement de l'espace.
Le ministre a, également, rappelé que la politique portuaire, qui s'intègre dans la "stratégie de développement du secteur de la logistique", a été marquée par de grandes réalisations telles que la construction du nouveau port de Tanger-Med et la mise en œuvre de la réforme portuaire avec notamment l'introduction de la concurrence et la libéralisation du transport maritime.
De son côté, Mme Najlaa Diouri, directrice des ports et du domaine public maritime, a présenté l'organisation du secteur portuaire au Maroc indiquant qu'il existe 12 ports ouverts au commerce extérieur, 12 autres de pêche à vocation régionale, 6 de plaisance et 5 abris de pêche.
Les ports marocains ont vu transiter quatre millions de passagers, 70 millions tonnes de marchandises en 2008 ainsi que 800.000 tonnes de produits de la pêche. Les premiers résultats issus de l'analyse de la demande portuaire et des projections du trafic font ressortir que le trafic commercial serait multiplié par 3 à 3,6 en 2030, soit de 220 à 264 millions de tonnes en 2030 au lieu de 70 millions de tonnes en 2008. L'augmentation des trafics portuaires a été soutenue au Maroc au cours des huit dernières années. La croissance moyenne annuelle était de 4,5% entre 2000 et 2007 avec une accélération entre 2006 et 2007, à 8,8%.
Cette journée d'étude réunit des représentants des différents départements ministériels, des représentants des régions, des responsables d'entreprises relevant des secteurs public et privé, des représentants des associations et des professionnels du secteur ainsi que les principaux clients portuaires.
Le débat portera sur les données issues des prospectives sectorielles et des hypothèses retenues pour chaque secteur d'activité et le partage de réflexions issues de l'analyse de l'offre et de la demande portuaire. Cette rencontre vise également à recueillir les avis des acteurs et décideurs concernés. Elle constitue une plate-forme de discussions afin d'aboutir à des orientations opérationnelles concrètes et réalisables qui permettront d'apporter une réponse à la demande croissante au secteur portuaire.
Les travaux de cette journée s'articulent autour de trois ateliers à savoir "Les activités commerciales", "Les activités de pêche, plaisance, croisière" et "L'aménagement du territoire : Relation ville-port".
MAP
Gas Natural et l'ENSA de Tanger
La Fondation du groupe énergétique espagnol Gas Natural et de l'École Nationale des Sciences Appliquées (ENSA) ont lancé conjointement ce jeudi, des journées destinées à promouvoir le développement durable au Maroc selon "Europa Press".
Ces journées de développement durable se tiendront dans la salle de conférence de l'ENSA de Tanger le samedi 25 avril. Plusieurs réunions seront à l'ordre du jour avec la participation des experts nationaux et internationaux du domaine environnemental selon les organisateurs. L'objectif visé par ces derniers est de créer un espace propice aux échanges et aux débats entre les acteurs publics et privés, pour favoriser une culture de la durabilité de l'environnement.
Étaient présents aujourd'hui à la cérémonie de lancement, le coordonnateur des projets internationaux de la Fondation Gas Natural, Manuel Beguer, le président de l'Université Abdelmalek Essaadi de Tanger-Tétouan, Mostafa Bennouna; dont dépend l'ENSA de Tanger. Il y avaient également le directeur de l'établissement qui accueillera les différentes rencontres, ainsi que le directeur du Centre marocain de développement des énergies renouvelables.
La Fondation Gas Natural se fixe comme objectif principal de contribuer à l'éducation et à la sensibilisation de la protection de l'environnement dans toutes les communautés et les pays où le groupe Gas Natural est implanté.
Accord pour optimiser le secteur des viandes rouges à Tanger
La coopérative Al-Amal des bouchers de Tanger a conclu, mercredi, un accord de coopération avec la mairie de la ville italienne Perugia pour la réalisation d'un projet d'optimisation du secteur des viandes rouges dans la ville du détroit.
Le projet, dont l'accord a été signé par Mme Ana Pea Serlione, du côté italien, et Ahmed Filali, du côté marocain, comprend notamment la construction de deux abattoirs modernes dans les communes de Khmis Anjra et Had El-Gharbia. La coopération porte également sur l'optimisation de la chaîne de distribution des viandes rouges, l'application des normes sanitaires et l'optimisation du circuit de distribution.
Lors de la cérémonie de signature de l'accord sous l'égide de la chambre de commerce, d'industrie et de services de Tanger, le directeur de la coopérative Al-Amal, M. Ahmed Filali a souligné que le projet baptisé «Atlantis» contribuera à la mise à niveau du secteur des viandes rouges à travers des installations modernes et performantes à même de répondre aux besoins croissants d'une région en pleine croissance sous l'effet des grands projets structurants.
Cette coopération porte également sur la qualification des ressources humaines avec des stages de formation en Italie au profit des professionnels du secteur des viandes rouges. De telles initiatives permettront aux bénéficiaires de s'informer sur les normes sanitaires en vigueur en Europe et de la nouvelle organisation d'un secteur qui a intégré massivement des technologies modernes et performantes, ont expliqué les partenaires italiens. Le projet s'inscrit dans le cadre de l'activation d'un accord signé le 25 février dernier à Perugia entre la Fédération marocaine interprofessionnelle des viandes rouges (Fiviar) et son homologue italienne «Federcani».
L'accord de Tanger a été signé en marge de la visite d'une délégation de chefs d'entreprises et de membres de la chambre professionnelle de Perugia venue participer au Salon international d'agriculture de Meknès.
Tanger abrite la 4e édition du prêt-à-porter
La ville de Tanger abrite, du 24 au 26 juin prochain, la 4e édition du Salon du prêt-à-porter «Maroc In Mode» (M-Mode), une manifestation dédiée à la présentation de l'offre et de la créativité des professionnels du secteur de la confection et de l'habillement.
La manifestation, prévue à l'espace Movenpick sur une surface d'exposition de 4.000 m2, accueillera 120 exposants et 2.000 visiteurs professionnels, indiquent les organisateurs. Le Salon, organisé par l'Association marocaine des industries du textile et de l'habillement (AMITH), se veut une plate-forme de référence pour présenter le savoir-faire et toute l'étendue de l'offre des professionnels marocains de l'habillement. Au menu des stands, la sous-traitance, la co-traitance et les produits finis (jeans, sportwear, prêt-à-porter, lingerie et tenues de travail). Il s'agit de présenter les collections et les services innovants et renouvelés en fonction des évolutions récentes des marchés en terme de qualité de services, de proximité, de savoir faire et de compétences, précise-t-on, mercredi soir, lors d'un point de presse pour présenter cet événement.
«Maroc In Mode» cible principalement des décideurs professionnels en matière d'achat et de sourcing, les enseignes et marques internationales. Les organisateurs ciblent notamment les marchés espagnol, français, allemand, italien et britannique.
Au programme de cette rencontre entre professionnels business to business (B2B), la présentation d'une étude sur la stratégie de développement et de promotion des exportations du textile-habillement et une autre sur la compétitivité de l'offre marocaine. Le Salon sera aussi l'occasion de décliner les perspectives du secteur pour les années 2009 et 2010.
En 2008, l'industrie marocaine de l'habillement a figuré au «Top5» des principaux fournisseurs du marché européen. Pour 2009, et face au caractère de plus en plus volatile de la consommation, les enseignes et marques de la distribution européenne privilégient le sourcing de proximité pour la flexibilité et la réactivité qu'elle offre, précisent les organisateurs du Salon. Dans ce contexte, les acteurs opérant dans l'habillement au Maroc oeuvrent avec vigueur pour réussir une évolution vers une industrie au service de la mode et de la créativité, indiquent les professionnels du secteur.
Et de préciser que le Salon «Maroc In Mode» constitue un levier de promotion commerciale du nouveau positionnement de l'habillement du Maroc et un espace de réflexion pour dynamiser les commandes d'actualisation et des ajustements qui s'imposent à court terme. Les 3 précédentes éditions du «Salon Maroc In Mode» ont été organisées en Espagne (Madrid, Barcelone et La Corogne).
MAP
10 avril 2009
Débat pluriel à Tanger : Délicate question des frontières à travers l'histoire
Une palette d'intellectuels et d'universitaires marocains et étrangers se sont retrouvés, mercredi à Tanger, pour un débat multidisciplinaire de haut niveau sur le thème des frontières à travers l'histoire et la géographie.
A travers des échanges et confrontations d'idées déclinant des visions différenciées, les participants à cette rencontre, organisée par l'Association marocaine de promotion de l'histoire, tentent d'enrichir le débat sur le concept des frontières depuis l'éclosion des premières civilisations jusqu'aux temps modernes. L'histoire a fini par prendre le pas sur la géographie, imprimant sa logique pour façonner la grande diversité des frontières et des situations frontalières. Tout est fonction des rapports de force qui peuvent s'étaler dans le temps sans pouvoir parvenir, pour autant, à des frontières fixes et immuables, souligne le président du Conseil scientifique de l'Association, Brahim Boutaleb, pour décliner la richesse du thème de la 4e édition du rendez-vous de l'histoire.
Et l'historien de dresser la situation actuelle des frontières en faisant le distinguo entre Occident et pays développés, d'un côté, et les régions Afrique et Asie de l'autre. Si pour les premiers, les frontières sont des zones de contact et de convivialité, l'autre partie du monde est encore en voie de consécration de ses délimitations territoriales avec des zones d'affrontements et de tensions, dont le Moyen-Orient donne la plus affligeante illustration, souligne M. Boutaleb. Certes, la frontière tracée par la nature a tôt été oblitérée par celle délimitée par les hommes. Mais la volonté humaine est toujours remise en question et déteint, par conséquent, sur les frontières, faussement immuables, mais toujours mouvantes, car ne cessant de changer aussi bien dans leur concept que sur le terrain. En effet, avec l'avènement d'une ère nouvelle marquée par les technologies de l'information et la toute puissante loi du marché globalisé qui impose une libre circulation des biens, le concept de frontière est en passe de faire sa énième mutation à travers l'histoire.
L'information et la communication circulent avec facilité entre les quatre points cardinaux de la planète et la circulation des biens transcendent les frontières à la faveur de la mondialisation, relève M. Boutaleb, qui observe que seuls les mouvements des individus sont encore soumis à des restrictions plus ou moins drastiques. "Mais pour combien de temps?", nuance-t-il, en estimant que, d'une manière ou d'une autre, l'humanité est en train de poser les fondements des Etats-Unis de la Planète.
Abdelhamid El-Ouali, de l'Université Hassan II de Casablanca, appréhende les frontières sous un angle humanitaire qui devrait illustrer l'extraordinaire évolution de l'humanité. La frontière délimite mais ne doit pas séparer, estime-t-il en introduction à une brillante intervention, basculant entre philosophie et approche historique, sur la complexe question des frontières et de la territorialité.
Des perpétuelles guerres et conquêtes pour étendre les frontières depuis le début de l'histoire, aux enjeux des Etats modernes pour maîtriser la gestion territoriale et assurer une entité sûre aux délimitations tangibles, le souci des frontières a toujours été un phénomène trans-historique. Si les pays occidentaux ont réussi à faire valoir une gestion pacifique des frontières garantissant la souveraineté des Etats, pour évoluer ensuite vers des espaces communs de développement et d'échanges, la réalité et tout autre en Afrique, fait-il remarquer.
En effet, les délimitations territoriales des zones d'influence imposées par les puissances coloniales sur le continent africain, ont fait fi des spécificités des populations locales, de leurs intérêts et de leurs façons de vivre la territorialité. Il est résulté de cette réalité, après les mouvements d'indépendance, 34 conflits territoriaux et de nombreuses tentations de sécession et de morcellement, rappelle l'intervenant.
M. El-Ouali qui a plaidé pour des frontières de souveraineté qui n'empêchent pas pour autant la circulation des biens et des individus, n'a pas manqué de relever l'aberrante fermeture des frontières entre le Maroc et l'Algérie, isolant ainsi des populations si proches qui aspirent à l'union et à l'édification d'un Maghreb prospère fédérant ses potentialités et ses atouts. Et de souhaiter un retour à la raison pour se défaire de cette situation qu'il a qualifiée de non sens des points de vue éthique, économique et social.
La première table ronde de cette rencontre a porté sur le thème "les frontières intérieures et extérieures dans les mondes musulman et chrétien au moyen âge". Dans un débat pluridisciplinaire, des intervenants ont évoqué les clivages territoriaux et les longs conflits sur l'enjeu des frontières dans la région méditerranéenne. Les flux et reflux de l'influence des deux civilisations sur une géographie qui a été le berceau de la civilisation humaine, se sont traduits par des frontières en changement constant. Les longs conflits des deux mondes pour étendre leurs zones d'influence et, par la même, l'étendue des frontières, ont entraîné des changements majeurs pour les peuples de la région, avec des conséquences sur les mouvements des populations et leur propension à la sédentarité. Un mode de vie qui contribua à l'éclosion d'un nouvel ordre social progressivement structuré et qui finira par donner la première ébauche des nations et des pays géographiquement délimités.
Au programme de cette rencontre, figurent plusieurs conférences et tables rondes ayant en commun la principale thématique des frontières. Il s'agit notamment de "Question de frontières dans le monde musulman", "Manipulation des frontières et crises du Moyen Orient", "Frontières et colonisation", "Pour un manuel d'histoire maghrébine sans frontières" et "Frontières et globalisation". La cérémonie d'ouverture de cette manifestation s'est déroulée en présence de Mme Latifa El-Abida, secrétaire d'Etat chargé de l'Enseignement scolaire. Une nombreuse assistance composée notamment du corps de l'enseignement, prend part à cette manifestation organisée en partenariat avec le ministère de l'Education nationale.
MAP









