Porteur_de_l_Eau_au_Grand_Socco_1900_1919L’époque coloniale vit l’extension de la ville hors de ses remparts. De nouvelles portes furent constructibles : Bab al-Fahs (1909), Bab Tourkiya (1920), Bab al-Bahr (1920), Bab Fandak Zraa (1914). S’ensuivit la prolifération de nombreux bâtiments à caractère occidental reprenant les tendances architecturales en vogue : l’ensemble résidentiel de rue d’Italie et de la rue de Tétouan construits vers la fin du XIXème et à partir du XXème siècles (1903-1905) dans un style espagnol richement décoré présentant un éventail ce balcons avec balustrades en maçonnerie et fer forgé, une variété de corbeaux moulurés, un registre de décors floraux riche et varié. La diversité architecturale caractérisant la médina est le reflet du cosmopolitisme et de la tolérance qui sont deux aspects qui marquent Tanger et qui ne datent pas, d’ailleurs, de l’époque internationale. Mais, des temps les plus reculés. Sur sa terre ont vécu des courants culturels d’horizons distincts.

Cosmopolite avec ses moquées, ses églises, ses synagogues, son architecture vernaculaire, ses hôtels, ses rues, ses ruelles, ces places et ses quartiers dont celui de Béni Yedder est le quartier des trois cultes monothéistes cristallisant ce cachet multiculturel.