UNICEFUne étude mené par l'UNICEF en 2005 a montré que près de 9.000 enfants âgés de 10 à 17 ans seraient non scolarisés et totalement analphabètes dans la ville de Tanger. Ce phénomène des enfants en dehors du système scolaire est constaté à une ampleur encore plus importante dans les villes de Fès (13.000 enfants) et Marrakech (10.000 enfants), selon les résultats de cette étude supervisée par la représentation de l’UNICEF au Maroc dans le cadre de son programme de coopération 2002-2006 avec le Royaume.

Les chiffres indiquent que la ville de Tanger occupe la première position pour le nombre d’enfants ayant abandonné l’école avant la fin du cycle primaire avec un taux qui s’élève à 65 PC. La rupture de la scolarité est attribuée à une décision des parents dans 40 PC des cas.

Dans le volet ’’droit à la survie’’ qui s’intéresse aussi à la santé des mères, l’étude révèle que 29 PC des femmes neUNICEF consultent pas durant la grossesse à Tanger (28 pc à Fès et 20 pc à Marrakech). Une telle situation se traduit par un fort taux de mortalité infanto-juvénile qui culmine à 38 pc. Le faible taux de couverture sociale n’est pas de nature à arranger les choses, puisque seulement 17 pc des femmes à Tanger bénéficient des prestations d’un organisme de prévoyance sociale (18 pc à Fès et 24,5 pc à Marrakech).

D’autre part, l’étude révèle que trop d’enfants vivent dans un milieu économique et social vulnérable et peu favorable à leur épanouissement. Cet aspect est évoqué parmi les entraves à la scolarisation pour 32 PC des enfants non scolarisés. En effet, 49 PC des ménages vivent dans un logement de deux pièces ou moins à Tanger (48 pc à Fès et 38 pc à Marrakech).

Le niveau d’instruction des parents est aussi déterminant dans le parcours scolaire des enfants. L’étude, qui indique que la très grande majorité des ménages offre l’opportunité de la scolarisation à leurs enfants, relève cependant qu’à Tanger 32 pc des hommes chefs de familles sont analphabètes et que ce taux grimpe à 70 pc pour les femmes.