07 juillet 2008
Le Centre régional d'investissement (CRI) de Tanger-Tétouan : Création d'un comité d'amélioration du climat des affaires
Le Centre régional d'investissement (CRI) de Tanger-Tétouan vient de se doter d'un "Comité d'amélioration du climat des affaires", une initiative prise dans le sillage d'un projet de coopération menée en partenariat avec la Banque mondiale et l'Usaid.
Le comité, constitué de responsables de différents services publics et du secteur privé dans la région, est investi de la mission d'observation de l'évolution des méthodes de travail au sein de différentes administrations en rapport direct avec l'acte d'investir, indiquent les responsables du CRI. Les membres du comité se chargeront également d'émettre des recommandations pour l'amélioration des prestations des différents intervenants en vue d'instaurer un environnement propice à l'investissement, précise-t-on de même source.
L'initiative de création de cet organe est consécutive aux travaux d'un atelier organisé récemment par le CRI portant sur quatre thématiques relatives au climat d'affaires dans la région nord. Il s'agit de la création d'entreprises, le transfert de titres de propriété, la réglementation de la construction, les contrôles effectués et l'exécution des contrats. Ces thématiques concernent les indicateurs retenus par l'enquête "Doing business" menée par la Banque mondiale, en mai 2007 dans 8 régions du Maroc, en marge de l'étude "Amélioration du climat des affaires au Maroc" initiée par l'Usaid.
Les participants à ces ateliers, dont des représentants des deux institutions internationales, se sont penchés sur l'analyse de l'enquête "Doing Business" et sur "la proposition des mesures pratiques pour corriger les dysfonctionnements et faire ressortir les points forts de la région Tanger-Tétouan en matière de promotion de l'investissement", indiquent les responsables du CRI. Et d'assurer, de même source, qu'il a été constaté, à cette occasion, que plusieurs améliorations ont été opérées dans plusieurs administrations de la région et qui permettent de considérer aujourd'hui celle-ci parmi les régions les plus favorables aux affaires au Maroc.
En témoigne le délai moyen de création d'entreprises qui a été réduit de trois jours, celui de la construction d'un bâtiment de 36 jours et celui de l'enregistrement de propriété de 63 jours. Durant ses cinq ans d'existence, le Centre régional de l'investissement Tanger-Tétouan a accompagné et facilité la création de 4.000 entreprises et approuvé près de 900 projets d'investissement totalisant 70 milliards de DH, selon des statistiques communiquées récemment par le Centre.
Pour l'exercice 2007, le bilan du CRI Tanger-Tétouan fait état d'une tendance toujours à la hausse tant pour la création des entreprises que pour les projets d'investissements. Durant l'année écoulée, le CRI a approuvé 184 dossiers d'investissement d'un coût global de 27,99 milliards de DH, soit une hausse de 9% par rapport à l'année 2006. Selon les estimations, ces projets sont à même de générer 73.744 emplois permanents dans la région.
Parmi les projets validés par la commission régionale de l'investissement, 49% relèvent du secteur du BTP et se chiffrent à 7,9 milliards de DH, tandis que 20% des projets relèvent du secteur touristique qui totalise à lui seul un investissement de 19 milliards de DH. Les projets approuvés en 2007 revêtent une grande importance en termes de création d'emploi, notamment ceux du secteur de l'industrie qui représente à lui seul 42% des postes prévus, suivi du Tourisme avec 40%.
Pour ce qui est de la création d'entreprises, le CRI a instruit 1.460 demandes de création d'entreprises durant l'année 2007, soit une hausse de 21,6% par rapport à l'exercice 2006.
MAP
01 juillet 2008
Assemblée générale de l'union des promoteurs immobiliers de la ville
L'union des promoteurs immobiliers de Tanger a organisé récemment sa première assemblée générale. Après l'adoption des rapports moral et financier, les participants ont examiné les questions ayant trait à la promotion immobilière à Tanger où le secteur connaît un véritable essor grâce à la réalisation du colossal projet du complexe portuaire Tanger-Med.
Les intervenants ont, notamment insisté sur la nécessité pour les promoteurs immobiliers de contribuer au renforcement des infrastructures de la ville et promouvoir les projets des services de base.
10 juin 2008
Signature d'une convention de partenariat entre l'ANAPEC et le groupe américain Delphi
Tanger - L'Agence nationale de Promotion de l'Emploi et des Compétences (ANAPEC) a signé lundi à Tanger une convention de partenariat avec le groupe américain Delphi spécialisé dans la fabrication de systèmes électriques/électroniques pour l'industrie automobile, portant sur la création de près de 3.441 postes d'emploi par le groupe Delphi durant l'année en cours.
Cette convention a été signée par le directeur général de l'ANAPEC, Kamal Hafid, et le directeur général de Delphi Automotive Systems Maroc, M. Jose Carlos Jimenez, en présence du ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, M. Jamal Rhmani.
Aux termes de cet accord, le groupe Delphi procédera à une sélection initiale de personnes issues de régions ayant bénéficié de l'Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH).
De son côté, l'ANAPEC accompagnera le développement des ressources humaines de Delphi Automotive Systems Maroc et Delphi Packard Tanger à travers la présélection des candidats répondant aux profils demandés par Delphi, l'information permanente sur toutes les mesures de promotion de l'emploi, le financement de la formation contractualisée pour l'emploi et l'organisation de tournées-recrutement à travers le Royaume au profit de la direction des ressources humaines de Delphi.
Cette main d'œuvre sera répartie entre l'usine de Delphi Automotive Systems Maroc à Tanger, qui emploiera 2.289 personnes, et la nouvelle usine Delphi Packard Tanger, en cours de réalisation dans la zone Franche de Tanger, qui emploiera 1.152 personnes. S'exprimant à cette occasion, M. Jimenez a souligné que la politique de Delphi en matière d'emploi répond aux objectifs de l'INDH, se félicitant du soutien apporté par l'ANAPEC en faveur de son groupe depuis 1999. Pour sa part, le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle a considéré que cette convention constitue une valeur ajoutée pour la coopération entre l'ANAPEC et le secteur privé en vue de promouvoir le marché du travail au Maroc.
Le groupe Delphi, dont le siège est basé à Troy (Michigan-USA), emploie près de 186.000 personnes à travers le monde et compte 171 sites de production, dont deux au Maroc, spécialisés dans la fabrication de systèmes électriques/électroniques pour l'industrie automobile.
Tanger : 200 millions de Dhs investis par le groupe ''Jacob Delafon'' pour développer son unité industrielle
Le Groupe "
", leader dans le secteur du sanitaire, a décidé d'investir 200 millions de dirhams pour développer son unité industrielle à Tanger et doubler sa capacité de production.
Ces investissements sont destinés aussi bien à l'extension de l'usine de Tanger (70 millions de Dhs) qu'à l'acquisition de nouveaux matériels industriels (130 millions Dhs), a précisé le directeur général du Groupe, M.Philippe Cros, lors d'une conférence de presse à Tanger. Cette unité industrielle, dont les travaux d'extension s'achèveront en février prochain, s'étendra sur une superficie de 18 ha, sera dotée d'une logistique de pointe et verra sa capacité de production passer de 850 mille à 1,5 million de pièces, a ajouté M. Cros.
Quelque 150 nouveaux emplois seront créés par le Groupe à Tanger portant ainsi le nombre des employés à 550 à l'horizon 2010, dont la majorité sont des Marocains formés dans les métiers de la robinetterie et la céramique, a-t-il indiqué, soulignant que le Groupe alimente le marché marocain et exporte vers les pays d'Europe, d'Afrique et en Chine.
Le Groupe investira également 130 millions de dirhams supplémentaires pour l'acquisition de matériels de traitement des eaux usées issues de la production industrielle, en adoptant une gestion rationnelle de la consommation du Fuel et en utilisant l'énergie solaire dans le souci de protéger l'environnement, a ajouté M. Cros.
Le Groupe "Jacob Delafon", filiale de l'entreprise américaine Kholer (2è leader mondial), axe ses activités principalement sur la fabrication du sanitaire céramique en porcelaine. Philippe Cros est, depuis le 1er janvier 2006, directeur général de "Jacob Delafon-Maroc".
MAP
22 mai 2008
Des Andalouses en visite d'affaires
Les femmes chefs d'entreprise de la région espagnole de Cadix ont réalisé une visite d'affaires à Tanger, dans le cadre de la deuxième rencontre organisée conjointement par l’Afem, section de Tanger, et la Chambre espagnole de commerce.
Du côté espagnol, parmi les secteurs représentés on retrouve la parfumerie, le textile, le tourisme ainsi que le BTP. On trouve galement une société spécialisée dans l'observation des baleines, basée à Tarifa, cherche partenaire pour organiser des tournées d'observation à partir de Tanger. Du côté marocain, la participation a été plus nombreuse avec plus d'une soixantaine d'entreprises.
10 mai 2008
Des projets touristiques lancés
La région de Tanger vit au rythme des bulldozers, marteaux-piqueurs et bétonneuses. En effet, ces dernières semaines, les engins ont pris d’assaut la côte tangéroise pour le démarrage des travaux de plusieurs projets touristiques. C’est le cas de Cap Malabata, lancé par le groupe bahreini Gulf Finance House (GHF). Le projet a débuté par les travaux de terrassement de la première phase, il y a à peine une semaine.
Les travaux ont été confiés à l’entreprise marocaine Stam spécialiste des terrassements. Les terrains, d’une grande beauté géographique, comportent d’importantes dénivellations. Ce qui va rallonger les travaux, qui devraient durer en tout près de 18 mois avant la livraison des premières unités. Selon Tony Freiha, en charge du suivi du projet à Tanger, le schéma initial a été légèrement revu. En effet, l’un des hôtels, initialement prévu sur une colline, a été déplacé vers la côte. A noter que le démarrage du chantier a connu quelques retards en raison de problèmes liés au foncier.
Royal Resort Cap Malabata est un projet de cité balnéaire intégrée, entièrement aménagée par GFH pour un montant total de 600 millions de dollars (près de 5 milliards de DH). Elle s’étale sur 127 hectares et comprendra des hôtels haut de gamme ainsi que des centres commerciaux et des résidences touristiques de différents standings. «Elle sera dotée d’un palais des congrès de dimension internationale, une école privée et une clinique médicale aux standards internationaux», selon la direction de GFH.
Le projet permettra de doper la capacité d’accueil de la région de Tanger avec 2.800 lits supplémentaires. Il permettra aussi de créer près de 6.000 postes d’emploi, dont la majorité pour les habitants de la région. Egalement lancé, le chantier de l’investisseur Qatari Diar Real Estate Morocco sur le site de Houara. Celui-ci s’étend sur près de 230 hectares avec un parcours de golf de 18 trous ainsi qu’un centre équestre. L’investissement est de 4 milliards de DH et la durée de réalisation des infrastructures devrait être de trois ans environ. La création de 1.500 emplois et de 2.370 lits est annoncée. Par ailleurs, le projet touristique de Tinja est aussi lancé. Ce dernier qui s’étend sur 294 hectares de terrain sur la côte atlantique prévoit la réalisation de 1.100 lits hôteliers et 2.247 unités résidentielles. Le montant de l’investissement est de 5,5 milliards de DH.
Le projet Paradise, de la société Prestige est également entamé. Il s’étale sur 116 hectares et devrait offrir, à terme, 1.200 lits hôteliers et 242 unités résidentielles ainsi que des équipements d’animation. 500 postes d’emplois devraient être générés. Le tout pour un investissement de 1,52 milliard de DH. Le chantier devrait être livré en 2010.
Quant au projet Gilmar du groupe Addoha, il devrait démarrer au cours des prochains jours. Situé sur la côte atlantique sur 172 hectares, à côté de Houara, il représente un investissement de 2,8 milliards de DH. Plus de 3.000 unités résidentielles et 720 lits hôtelier sont prévus.
Au total, pour l’ensemble des projets, il s’agit de plus de 18,8 milliards de DH d’investissements sur une superficie de près d’un millier d’hectares. Ces projets devraient augmenter la capacité touristique et litière de la région. Tanger a, en effet, l’ambition de devenir l’une des principales destinations du Royaume d’ici les cinq prochaines années.
L'Economie
24 avril 2008
Simexpo de Bruxelles : l'immobilier dans la région du nord du Maroc à l'honneur
Le secteur immobilier dans la région du Nord du Maroc sera mis à l'honneur à l'occasion de la première édition du Salon de l'immobilier marocain, organisée du 25 au 27 avril à Bruxelles.
Selon les organisateurs, la première édition de ce Salon mettra la ville de Tanger en vedette avec une forte présence des promoteurs immobiliers de la région Nord. Le Salon verra la participation de plus de quarante exposants issus du secteur de la promotion immobilière, du secteur bancaire ou celui de l'investissement.
Le Simexpo 2008, expliquent les organisateurs, sera l'occasion de présenter le potentiel d'investissement immobilier du Maroc et spécialement de la ville de Tanger et sa région, ainsi que les dernières créations de l'art décoratif d'intérieur. La 1re édition du Salon, qui bénéficiera d'un espace d'exposition de 1.300 m2 dans un grand palace au centre de Bruxelles, se veut aussi un rendez-vous d'échange d'informations et d'opportunités d'affaires.
L'idée d'organiser ce Salon est née d'une volonté d'informer sur la vitalité d'un marché en expansion et en mutation permanente, et de créer un événement fédérateur au niveau régional pour les entreprises du secteur immobilier, ont-ils ajouté, soulignant que la dynamique de développement enclenchée par les innombrables chantiers ouverts à Tanger dans tous les domaines a renforcé le rayonnement international de cette ville et partant l'engouement des investisseurs et des membres de la communauté marocaine résidant à l'étranger.
MAP
23 mars 2008
Tamesna : La remise des clés prévue en juin
Pari tenu pour Tamesna. D'ici quelques mois, Al Omrane organisera le premier anniversaire de cette nouvelle ville.
Tant attendue par une population en quête de logements moyen standing ou même économiques, cette offre permettra de décongestionner la capitale du Royaume qui connaît une rareté du foncier et d'essayer de répondre à une demande croissante. Et pour cause, Témara, à elle seule, n'arrive pas absorber cette demande.
Les premiers logements seront donc livrés à partir de juin prochain, ce qui fera beaucoup d'heureux. Certes les prix ont flambé depuis le lancement de ces programmes, mais la demande reste importante malgré cette hausse. Au total, près de 202 villas économiques seront remises à leurs propriétaires en plus de 1.500 logements sociaux, initiés par Al Omrane, qui sont destinés au recasement des habitants des bidonvilles de la préfecture de Témara.
D'autres projets lancés par des opérateurs privés, notamment la première tranche de l'opération "Maraj Bahrein", initiée par la société bahreïnie Hidaya, les villas du projet "Oasis" initié par la filiale marocaine de Général Contractors et les logements sociaux commercialisés par le groupe Addoha devront également être livrés en 2008. Le groupe espagnol Marina d'Or gère également un mégaprojet à Tamesna d'un investissement de près de 4,2 milliards de dirhams pour la construction de près de 7.000 logements dont 20% sera dédié à l'habitat social. Le reste sera ventilé entre les autres catégories (haut et moyen standing, économique plus). D'autres projets seront commercialisés. Au total, 131 îlots devraient être finalisés au cours de cette année.
A rappeler que le coup d'envoi des premiers travaux a été donné en 2006. Les travaux de voirie et d'assainissement, d'adduction en eau potable et du raccordement au réseau d'électricité, d'installation du réseau de téléphonie avancent bien. Une bonne partie a été bouclée et d'autres sont sur le point d'être finalisés. De plus, près de 5.000 arbres de six espèces différentes ont été plantés. A signaler que Tamesna sera aménagée sur près de 4.000 ha. Le premier noyau de la nouvelle ville est constitué de 840 ha devant contenir l'équivalent de 50.000 logements tous types confondus, soit 250.000 habitants.
La ville sera répartie entre lots d'habitat (460 ha), d'activité (30 ha), d'équipements collectifs (87 ha), des voies d'accès et d'aménagement (147 ha) et des espaces verts (116 ha). Tamesna englobera cinq zones d'activité, trois pôles d'activités tertiaires, dont un centre d'affaires, une médina avec des activités artisanales, une zone centrale réservée aux loisirs et à la promenade et le centre de Sidi Yahia des Zaërs à mettre à niveau.
lematin.ma
01 mars 2008
Près d'un milliard de DH pour des investissements publics à Tanger
Les établissements publics chargés de l'urbanisme et de l'habitat dans la wilaya de Tanger sont engagés actuellement dans 26 grands projets pour un investissement global de 982,32 millions de DH.
Les responsables de ces établissements publics ont présenté, mercredi à Tanger, le bilan de leurs projets et l'état d'avancement des différents chantiers à l'occasion d'une rencontre avec le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'espace, Taoufiq Hjira, et le secrétaire d'Etat chargé de l'Aménagement territorial, Abdessalam Mesbahi.
Ces projets, dont certains sont à un stade avancé de réalisation, concernent le relogement des habitants des bidonvilles (4 projets), la restructuration des quartiers sous-équipés (15 projets), l'aménagement de nouvelles zones urbaines (2 projets), la mise à niveau de l'espace urbain (4 projets) et la réhabilitation (1 projet). L'ensemble de ces projets profiteront à environ 40.000 ménages dans les provinces de Tanger-Asilah et Fahs-Anjra.
Lors de cette rencontre, le ministre s'est rendu sur le chantier d'aménagement du pôle urbain "Ibn Battouta" qui s'étend sur une superficie de 120 ha à la périphérie sud de Tanger. Les îlots du projet, dont le coût est estimé à 360 millions de DH, permettront la construction de 20.000 logements de différentes catégories.
Le ministre s'est également enquis de l'avancement des travaux de la 2e phase de l'aménagement du projet "El-Mars" destiné au relogement des habitants des bidonvilles. Le projet qui s'étend sur une superficie de 15 ha est doté d'un investissement de 44,78 millions de DH. Dans le volet réhabilitation du tissu urbain, le ministre a été informé de la consistance du projet de réhabilitation du quartier M'Ghougha doté d'une enveloppe de 10,78 millions de DH.
Lors d'une rencontre avec les intervenants dans le secteur de l'urbanisme, M. Hjira a souligné la forte dynamique du secteur de l'habitat dans la wilaya de Tanger qui enregistre chaque année des permis de construire totalisant une superficie plancher de 3 millions de m2. Une superficie qui compte différentes catégories de logements (social, économique, résidentiel, villas, et haut standing). M. Hjira a assuré les participants à cette rencontre que son ministère poursuivra ses efforts de financement au profit du programme "Villes sans bidonvilles" qui a accusé un certain retard en raison du problème du foncier.
Le programme en est actuellement à la mobilisation du foncier pour sa dernière tranche. Le même effort de financement sera maintenu pour mener à bien les projets de restructuration et de réhabilitation des quartiers sous-équipés, a-t-il dit.
D'autre part, le ministre a proposé aux responsables locaux du secteur de l'habitat de parvenir à une formule permettant d'autoriser les projets d'habitat dans certaines zones où les documents d'urbanisme n'ont pas encore été validés. Il a assuré, à ce sujet, que le ministère poursuivra ses efforts pour accélérer la cadence de réalisation des documents d'urbanisme et leur actualisation.
M. Hjira a invité, à cette occasion, les autres départements ministériels à réaliser dans les meilleurs délais les infrastructures publiques (écoles, dispensaires, locaux administratifs, etc.) prévues par les nouveaux schémas d'aménagement des nouvelles zones ouvertes à l'urbanisme. Le ministre a, également, appelé les intervenants locaux à initier en partenariat des projets communs pour assurer les services de base en milieu rural. Des projets à soumettre pour financement au fonds de développement rural qui a été relancé récemment par un fonds de 300 millions de DH.
Les responsables locaux du secteur de l'habitat et de l'urbanisme ont indiqué, à cette occasion, que la cadence de production des logements dans la région a fortement progressé durant les cinq dernières années. Selon les chiffres communiqués, la production est passée de 5.000 logements en 2003 à 30.000 durant l'année écoulée. Concernant les projets phares des deux nouvelles villes qui seront édifiées aux alentours du projet Tanger-Med, les responsables locaux ont assuré que la réalisation des études préliminaires pour l'élaboration des documents d'urbanisme relatifs à ces nouvelles cités se trouve actuellement à un stade avancé.
Les nouveaux pôles urbains Melloussa-Jouamaa et celui de Ksar Sghir seront réalisés sur des superficies, respectivement, de 1800 ha et 25 ha. Les travaux d'aménagement de la première tranche (634 ha) du premier projet seront lancés dans les prochains mois, ont-ils précisé.
Ont pris part à cette rencontre, le wali de la région Tanger-Ttétouan, Mohamed Hassad, le gouverneur de la province Fahs-Anjra, Mohamed El-Arif, les responsables des services extérieurs, de l'agence urbaine de Tanger, du holding "Al-Omrane-El-Boughaz", les élus locaux et les grands promoteurs immobiliers de la région.
MAP
Tanger : Des matériaux de construction préfabriqués pour moderniser et sécuriser l'acte de bâtir
Plusieurs opérateurs du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) ont plaidé à Tanger pour l'introduction des matériaux de construction préfabriqués afin de moderniser le secteur de l'immobilier et sécuriser l'acte de bâtir.
Lors d'une rencontre organisée ce week-end à Tanger par la fédération nationale du bâtiment et des travaux publics (FNBTP section Tanger-Tétouan), plusieurs opérateurs BTP ont estimé que la grande dynamique de l'immobilier au Maroc nécessite la modernisation du secteur afin de satisfaire aux normes de sécurité et prévenir les risques susceptibles de générer des drames tels celui survenu récemment à Kénitra.
L'introduction des entrants prêts à l'emploi normalisés par le recours à des entreprises spécialisées est l'une des conditions nécessaires pour moderniser le secteur et optimiser la qualité et la sécurité des constructions, ont estimé différents intervenants à cette rencontre.
Le président de l'association marocaine des producteurs de béton prêt à l'emploi, M. Omar Abarro, a relevé que l'usage des matériaux préfabriqués et normalisés demeure très faible au Maroc.
Le taux de pénétration de ce procédé sur les chantiers de construction ne dépassait pas les 1,8 pc en 1992 et malgré une progression de l'activité des centrales de production du béton prêt à l'emploi de l'ordre de 26 pc depuis 2001, le taux de pénétration est à peine passé à 9 pc en 2007, a-t-il souligné.
Le béton prêt à l'emploi, qui répond aux normes de sécurité par un dosage précis et approprié à chaque type de construction, représente un taux de pénétration de 47 pc en Europe et de 75 pc aux Etats-Unis, a-t-il fait remarquer. Sur l'ensemble du territoire national exercent actuellement 40 opérateurs du béton prêt à l'emploi à travers 100 centrales de production. A ce sujet, l'intervenant a relevé une faible couverture géographique avec une forte concentration de ces opérateurs sur les grands pôles urbains (Casablanca Marrakech, Tanger).
Un représentant d'un autre segment des intrants prêts à l'emploi (planchers préfabriqués) a soulevé la réticence de certains opérateurs à consentir un surcoût pour investir dans la qualité et la sécurité de l'acte de bâtir. Les chantiers du secteur de l'immobilier connaissent une prédominance des entreprises non structurées et peu qualifiées avec des procédés traditionnels dans l'exécution des travaux, a-t-il dit.
De l'avis des intervenants à cette rencontre de sensibilisation, les intrants et matériaux préfabriqués, véritable indicateur de la modernisation du secteur, présentent plusieurs avantages. Outre la sécurité à travers un processus de production normalisé et supervisé par des experts, le préfabriqué contribue à la protection de l'environnement par une optimisation des ressources et l'usage de matières premières écologiques.
Le directeur commercial de Lafarge-Maroc, M. Abdessalam Bikdir a étayé cette faible proportion du recours aux intrants préfabriqués par les chiffres relatifs à la répartition de la production de son entreprise qui représente 40 pc de part de marché au niveau national. Sur une production de 12 millions tonnes/an, les opérateurs du préfabriqués ne représentent que 5,1 pc de la demande, contre 71,5 pc pour le négoce, a-t-il souligné à ce sujet.
Lors de cette rencontre, les participants ont été unanimes à plaider pour une organisation du secteur du BTP et à lutter contre le phénomène des entreprises informelles sur les chantiers de l'immobilier. Il s'agit d'infléchir la tendance actuelle de la prédominance des opérateurs de l'informel. Selon un intervenant, de 160 entreprises qualifiées et structurées dans la construction à Marrakech, il n'en reste actuellement que 100 unités.
L'on a également plaidé pour l'élaboration d'un code général de la construction, le renforcement de l'arsenal normatif, le contrôle des chantiers, l'institution de labels et certifications pour les entreprises de construction et la mise en place des mécanismes imposant l'obligation du respect des normes sur les chantiers. Ont pris part à cette rencontre plusieurs opérateurs du secteur de l'immobilier, des responsables du ministère de l'habitat, des architectes et des ingénieurs de l'immobilier.









