06 mars 2009
Œuvre de Antonio Fuentes
Une sélection d'œuvres de l'artiste peintre espagnol Antonio Fuentes, montrée actuellement à la galerie d'arts contemporains de Tanger, ravive la mémoire et suscite l'émoi des nostalgiques en déclinant la cité du Détroit sous ses charmes d'antan, une ville cosmopolite faite d'un heureux brassage entre Orient et Occident.
Une ambiance féerique d'une cité d'émerveillement des sens livrée par des dizaines de toiles de cet artiste natif de Tanger (1905) qui n'a jamais pu se défaire de l'amour des lieux de sa douce enfance jusqu'à lui consacrer l'essentiel de son œuvre.
Les tableaux de l'artiste, décédé en 1995, recèlent une sensibilité d'une remarquable finesse dans la reproduction des espaces de la cité qui ont enchanté l'artiste, espagnol d'origine mais tangérois de cœur. D'apparence, les toiles de l'artiste s'assimilent à un cubisme à la Picasso ou une multitude de formes diffuses d'inspiration surréaliste. Or, un regard en profondeur laisse dubitatif quant à la particularité du style de l'artiste marquée par un sens aigu du détail sur des toiles signées de son seul nom de famille accompagné par la mention «fils de Tanger».
Rachid Amehjour, responsable de la délégation provinciale de la Culture de Tanger qui organise cette exposition en partenariat avec l'Institut Cervantès, précise que l'artiste se distingue par un travail sur les espaces clos, contrairement aux autres artistes de l'époque qui ont travaillé sur des scènes ouvertes de la ville du détroit.
Les œuvres de Fuentes, qui seront montrées jusqu'au 17 mars prochain, sont souvent un espace fermé où se superposent la dichotomie lumière et ombres et où s'enchevêtrent des couleurs sombres étalées à travers les différentes palettes des noirs, des gris et des mauves. Les œuvres de Fuentes se caractérisent par des constantes picturales faisant l'emblème de la cité, telle la cathédrale de Tanger qui figure sur une dizaine de tableaux avec son architecture typique.
Durant son long séjour à Tanger, Fuentes a hanté certains lieux de la ville qu'eux mêmes ont eu possession de sa muse et de sa sensibilité d'artiste. Dans le café «Famille Fuentes», le jeune Antonio passait le claire de son temps à scruter et peindre les visages de gens de divers horizons venus sur Tanger attirés par l'irrésistible charme de la cité.
Des visages d'européens aventuriers à la recherche d'une totale immersion dans la jouissance des sens, réunis autour du cérémonial de thé à la menthe ou de fumantes tasses de café dans un dépaysement délicieusement savouré. Différents aspects de la vie quotidienne de la cité éveillent l'inspiration de l'artiste à l'affût pour découvrir l'âme et l'esprit de la ville cosmopolite. La cohue des souks, les femmes discrètes aux habits traditionnels de la région, des gens vacant à leurs occupations quotidiennes, des vues de ruelles de la médina, sont autant de scènes qui hantent l'œuvre abondante de Fuentes.
Les toiles de Fuentes ont accédé à l'universalité et ornent désormais les cimaises des plus prestigieuses galeries à travers le monde et figurent dans les plus grandes collections privées d'£uvres d'arts. Une partie de l'œuvre de l'artiste a été conservée par la famille Fuentes qui a décidé de la garder comme un précieux patrimoine dans la grande maison familiale à Madrid.
Dès son plus jeune âge, Antonio Fuentes a baigné dans un entourage artistique dans la demeure familiale à Tanger. Il avait rencontré plusieurs intellectuels et artistes sur les lieux de son enfance et réussit, dès l'âge de 13 ans, à publier dans une grande publication de l'époque des dessins d'illustration accompagnant des textes littéraires. Il a par la suite rejoint l'Académie Royale de Madrid pour parfaire ses connaissances innées de l'art. Après un service militaire, l'artiste travailla comme dessinateur d'illustrations pour le compte de plusieurs publications à Paris. Après des passages à Rome et à Venise durant sa quête artistique qui l'a amené à croiser plusieurs grands noms de l'époque, Antonio Fuentes décida de quitter l'Europe au début de la seconde Guerre mondiale pour rentrer au bercail et se livrer à sa grande passion dans une cité havre de paix et symbole de cohabitation entre les civilisations et les cultures.
MAP
30 octobre 2007
Une exposition d'Antonio Fuentes (1905-1995) à Tanger
Le peintre tangérois du Zoco Chico est de retour à sa ville natale, comment? Les amateurs ont l'occasion de voire les travaux de ce grand maître de la peinture lors d'une exposition organisée en son hommage par "Medina Art Gallery".
C'est la première grande exposition de ses oeuvres au Maroc, depuis sa disparition le 25 juillet 1995 à Tanger. Antonio Fuentes a fait ses études au coté de Pablo Picasso à la grande chaumière à Paris.
Exposition du 27 Octobre au 15 novembre 2007.
"Medina Art Gallery" 30, Av. Abou Chouaib Doukali (Bel Air) Tanger - Maroc.
Tél.: +212 39 37 26 44
06 mai 2007
Khalil El Ghrib à la galerie Delacroix de Tanger
Khalil el Chrib a exposé ses oeuvres à la galerie Delacroix de l'Institut français de Tanger du 28 février au 30 mars 2007.
Né à Assilah en 1948, il enseigne l’arabe au Collège Ibn Al Abbar, Tanger. Vit et travaille entre Asilah et Tanger, l'artiste plasticien, propose pour cette exposition, outre ses nouvelles toiles, un catalogue illustré de 27 dessins et encres inédits intitulé "Coudre le temps". Surnommé l'alchimiste, l'artiste redonne vit à la matière perdue et inscrit l'éphémère dans le recommencement. Il expose rarement. Ses oeuvres ne sont ni datées ni signées, ni à vendre. C'est par le biais de donations qu'elles rentrent dans des collections publiques ou privées. Khalil el Chrib est un artiste singulier. Son travail est une ode à la nature, une nature d'avant l'homme.
30 septembre 2006
Otman SAKHI... Un photographe tangérois
Originaire de Tanger où il vit et travaille actuellement, Otman SAKHI, est un photographe et portraitiste marocain.
Passionné très jeune par l’image et le laboratoire, il est devenu professionnel depuis 1984. C’est un grand artiste du regard, il a travaillé sur la nature morte, les médinas et les femmes du Maroc, sur les enfants errants et sur l’émigration clandestine, …etc.
Il a déjà collaboré dans la publication de plusieurs livres et revues sur la civilisation et l’art marocains. Ses images sont aujourd’hui publiées dans plusieurs revues au Maroc et en Europe.
Parallèlement à son travail commercial, il poursuit ses travaux de recherche photographique. Pour lui la photographie est le fait d’effacer les distances et de rapprocher les gens et les lieux.
24 mars 2006
Claudio BRAVO
Il est né au Chile dans une grande famille terrienne. Peintre et réaliste coloriste, Claudio Bravo est un grand amoureux du Tanger et du Maroc.
En 1961 et à l’âge de 35 ans, Claudio Bravo a quitté le Chili pour Madrid où, dix années durant, il a étudié les toiles des grands maîtres du musée du Prado, notamment Velasquez et Zurbaran.
Débarqué à Tanger en 1972, il y rencontre l’écrivain Paul Bowles et le peintre Francis Bacon. Grâce à cette ville il a pu passé, avec beaucoup de talent, du portrait à la nature morte.
Claudio Bravo a trouvé dans cette ville l’inspiration qui cherchait, une énergie insaisissable. Il a été fasciné par la composition des choses. La lumière de la ville, ses couleurs, ses habitants, etc. et surtout la religion islamique lui servent comme des modèles de base pour ses recherches formelles et chromatiques. Avouant se sentir proche de la foi musulmane, il a réalisé une série de tableaux des hommes en prière.
Grand observateur des choses mobiles et figées, Claudio peint, merveilleusement, la réalité et le non-réalité de son entourage.
Depuis 2000, Claudio Bravo a établi sa résidence d’hiver à Marrakech. En 2003 il a élu une villa à Taroudant où une école des Beaux-Arts sous a direction, devrait voir le jour. Cette école qui sera en plein paysage naturel, accueillera 200 élèves sur plus de 1000 m2.
Claudio Bravo connu dans les cinq coint du monde, partage désormais son temps entre le du Sud marocain et sa maison de Tanger.
18 mars 2006
Le projet de « Misiones de África en Tánger » de Antoni Gaudí (1852-1926)
Créateur d’une nouvelle méthode, Antoni Gaudí reste le grand rénovateur de l’architecture espagnole. Architecte et décorateur, il a obtenu son diplôme à l’âge de 26 ans. Immédiatement après, il a commencé à faire des petites tâches, parmi lesquelles nous citons une vitrine pour Casa Comella, pour une exposition universelle à Paris, en 1878.
Né à Reus, dans la province de Tarragona, il a arrivé à Barcelone à l’âge de 16 ans, une ville qui a marqué sa vie professionnelle. C’est dans cette ville qu’on trouve les grands œuvres de Gaudí, parmi lesquels nous citons :
Palacio Güell calle Nou de la Rambla (1886-88).
Colegio Teresiano en Calle Ganduxer (1888-89)
Cripta Colonia Güell. Santa Coloma de Cervelló (1898-1908).
La Casa Calvet, en la calle Casp (1900).
Casa Bellesguard. Sant Gervasi (1900-09).
Parque Güell (1901-14).
Reforma Casa Batlló (1904-06).
Casa Milà (
En 1892, Antoni Gaudí, à la demande de los Marqueses de Comillas, réalisa un voyage à Tanger pour étudier le projet la « Mission Africaine » (Las Misiones franciscanam de Tánger). Mais, il n’arrivait pas à réaliser et à construire ce projet. En fait, il existe un peu de documentation sur ce projet.
16 mars 2006
James Wilson Morrice (1865-1924)
James Wilson Morrice est l’un des premiers peintres modernistes canadiens. Né au à Montréal (Québec) le 10 août 1865, dans une famille bourgeoise qui exerce le commerce.
Suivant la volonté de son père, il a fait une étude de Droit de 1882 à 1886 dans l’Université de Toronto et à Osgoode Hall. Après avoir obtenu sa licence, il a été admis au barreau de l’Ontario en 1889. Année avant, en 1888, il exposa ses tableaux pour la première fois.
James Wilson Morrice, a montré toujours une passion et un intérêt pour la peinture. Pour cette raison il a quitté le poste pour consacrer entièrement sa vie à la peinture.
Suivant le conseille d’un grand marchand de Montréal, William Stewart, James Wilson Morrice a décidé de quitter Canada pour étudier la peinture à l’étranger. Il a commence ses études en 1890 à d’abord l’Académie Julian, à Paris ; mais cherche bientôt à étudier auprès de maîtres particuliers, comme le peintre de Barbizon Henri Harpignies qui lui transmet son intérêt pour le paysage et qui l’incite à travailler sur le motif ; puis le peintre américain James McNeill Whistler, etc.
Entre 1890 et 1924, Morrice voyageait beaucoup et ne revenant au Canada que pour de brèves périodes. D’abord il a été en Bretagne puis en Italie, à Venise ; en Afrique du nord, plus précisément au Maroc et en Tunisie. Il séjourna également dans les Antilles et dans les Caraïbes (Cuba, Trinité et Jamaïque). Ce peintre passait plus de la moitié de sa vie nomade et mobile à l’extérieur de son pays.
Sa fascination pour l’exotisme l’a poussé à suivre Henri Matisse au Maroc, précisément à Tanger durant les hivers 1911-1912 et 1912-1913. À Tanger, il réalisa pas moins de 8 œuvres inspirés de la plage et de la Médina (le Kasbah).
Il réalise cette vue de Tanger à partir d’une étude qu’il exécute sur le motif lors de son premier séjour. Le tableau sera d’ailleurs exposé au Salon d’automne à Paris, en 1912.
Le 23 janvier 1924, la lumière de James Wilson Morrice arrivant à son terme, expire définitivement à Tunis très loin de sa province natale.
Gyula TORNAÏ (1861-1928)
Grand peintre orientaliste hongrois, né en 1861.
Après avoir étudier dans les académies de peinture de Vienne, de Munich et de Budapest., il voyage en Inde, Chine et Japon avant de partir pour le Maroc. Il séjournait à Tanger entre 1890-1891. Il participe à l’Exposition Universelle de Paris en 1900, où il reçoit une médaille de bronze.










