01 juillet 2008
Le processus de qualification des associations de la région du Nord lancé à Tanger
La ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, Mme Nouzha Skalli a donné récemment à Tanger, le coup d'envoi du processus de qualification des associations du nord du Royaume, qui vise à renforcer le tissu associatif afin qu'il puisse relever les défis du développement humain. Le lancement de ce programme est intervenu lors d'une rencontre régionale, la 4ème du genre, après celles d'Oujda, de Fès et de Marrakech, tendant à sensibiliser la société civile à l'importance de l'adhésion à cette initiative lancée par le ministère en partenariat avec le tissu associatif.
Dans une allocution pour la circonstance, Mme Skalli a affirmé que ce processus vient accompagner la dynamique créée par l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) et la prise de conscience par la société civile de la nécessité de contribuer efficacement à la lutte contre la pauvreté et à l'amélioration des conditions de vie des populations en situation précaire. Pour Mme Skalli, cette situation marque le début d'une nouvelle approche plaçant la société civile au coeur du développement local, susceptible de favoriser une mobilisation d'envergure autour du projet de société moderniste.
Le processus de qualification du tissu associatif, a-t-elle rappelé, vise à améliorer le professionnalisme des associations en matière d'action, de gestion et de bonne gouvernance, ce qui leur permettra de réaliser les objectifs qu'elles se sont fixés dans le cadre de leurs projets de développement, dans un climat empreint de responsabilité et de transparence.
Ce processus, qui a démarré en 2006 avec la mise en place d'une charte d'éthique des associations, ambitionne la qualification de 6 mille associations en l'espace de 3 ans, a-t-elle indiqué, précisant qu'une enveloppement budgétaire de près de 10 millions de dirhams sera affectée chaque année à cet effet.
Pour sa part, le Wali de la région Tanger-Tétouan, M. Mohamed Hassad a insisté sur la dynamique associative que connaît la région et qui a abouti à la réalisation de plusieurs projets de proximité en collaboration avec des instances marocaines ou des bailleurs de fonds étrangers. M. Hassad a rappelé, à cette occasion, les critères retenus par le comité de l'INDH pour l'octroi des subventions aux associations, citant la réalisation d'une étude approfondie du projet, une gestion transparente et la conformité aux dispositions du statut.
Plus de mille associations ont adhéré, jusqu'à présent, au processus de qualification du tissu associatif dans le cadre de la première tranche qui s'achèvera en juillet prochain. Il sera procédé par la suite à la réalisation de diagnostics organisationnels et institutionnels des associations avant d'entamer la procédure d'évaluation.
Pour mener à bien ce processus, un comité de suivi a été créé composé de représentants du ministère du développement social, de la famille et de la solidarité, de l'association marocaine pour la solidarité et le développement, de l'observatoire marocain des libertés publiques et de plusieurs associations actives dans différentes régions du Maroc.
Par ailleurs, Mme Nouzha Skalli a présidé le conseil d'administration de l'Institut Princesse Lalla Meryem pour enfants autistes de Tanger, au cours duquel il a été procédé à l'adoption des rapports moral et financier. La ministre a effectué, par la suite, une visite à la crèche de Tanger pour les nouveaux-nés, relevant de l'hôpital Al Kortobi, avant d'assister à un dîner de Gala organisé par l'association des parents et amis des enfants autistes à l'Institut Princesse Lalla Meryem pour enfants autistes, dans le but de recueillir des fonds qui serviront à l'amélioration de la situation des enfants autistes.
10 juin 2008
Tanger: 26-ème congrès de l'association des barreaux du Maroc
L'association des barreaux du Maroc a démarré, jeudi à Tanger, les travaux de son 26-ème congrès national tenu cette année sous le signe "Etat de droit et des Institutions: une pratique et une participation". Plus d'un millier d'avocats de l'ordre des barreaux de différentes provinces et régions du Royaume participent à ce congrès qui propose un débat sur différents sujets ayant trait à la justice, à l'organisation de la profession, ainsi qu'à des questions d'actualité.
A l'ouverture des assises nationales du corps de la défense, le ministre de la justice, M. Abdelwahed Radi a évoqué le grand chantier de réforme de la justice et sa modernisation engagé conformément aux Hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI pour asseoir et consolider les fondements de l'Etat de Droit et des institutions dans le cadre des orientations démocratiques du Royaume.
M. Radi a évoqué, à cette occasion, les mesures entreprises par son département pour moderniser la justice et optimiser son rendement dans le but de renforcer son rôle de garant des droits et des libertés et de pilier principal de l'édifice démocratique.
Les actions de modernisation du système judiciaire visent principalement la simplification des procédures, la qualification des ressources humaines, l'usage des nouvelles technologies de l'information et le traitement rapide des dossiers, a-t-il expliqué. L'objectif principal, selon le ministre, est de garantir le principe universellement reconnu d'une justice indépendante et garante des droits individuels et collectifs.
La réforme de la justice implique également un engagement actif du barreau appelé à contribuer à ce chantier de grande importance, a-t-il dit. Le président de l'association des barreaux du Maroc, M. Taïeb Sassi a indiqué que l'ordre du jour du congrès porte sur les conditions de l'exercice du métier d'avocat, les garanties et conditions nécessaires pour permettre au corps de la défense de mener à bien sa noble mission, la réforme de la justice et la nouvelle loi régissant la profession. Il a indiqué que ces assises sont marquées par la création d'une commission dédiée au sujet de la réforme de la justice.
Concernant l'implication et l'engagement du corps des avocats dans la défense des droits humains et des causes justes, M. Sassi a réitéré l'engagement de l'association à dénoncer auprès des instances internationales le drame des séquestrés des camps de la honte à Tindouf. "Nous avons récemment interpellé le secrétaire général des Nations Unies sur cette question et nous ne manquerons pas de dénoncer avec rigueur cette situation sur toutes les tribunes", a-t-il dit.
Lors de cette rencontre à laquelle sont conviés les représentants de plusieurs barreaux des pays du Maghreb, le président de l'association a appelé à la relance du projet de l'Union des Barreaux du Maghreb. "Nous réitérons notre appel à faire fi des considérations politiques et à relancer ce projet avec l'ensemble des barreaux du pays du Maghreb", a-t-il affirmé.
Les travaux du 26-ème congrès de l'association des Barreaux du Maroc seront répartis en trois commissions : "les affaires professionnelles", "les affaires juridiques et judiciaires" et "les questions nationales, arabes et internationales".
La cérémonie d'ouverture du congrès a été marquée par le vernissage d'une exposition d'art plastique et la distribution des trophées aux vainqueurs d'un tournoi de football entre des équipes de différents barreaux. Le tournoi a été remporté cette année par l'équipe du barreau de Tanger qui a battu, en finale, l'équipe du barreau de Marrakech. Ont assisté à la cérémonie d'ouverture de ces assises, M. Mohamed El-Yazghi, ministre d'Etat, M. Mustapha Oukacha, président de la chambre des conseillers, M. Mohamed Ansari, président de la commission de la législation au parlement. Ont également pris part à cette séance d'ouverture le wali de la région Tanger-Tétouan, des responsables du ministère de la justice, des représentants du corps de la magistrature, le représentant de la Fédération internationale des barreaux et des pairs venus de différents pays arabes.
MAP
Les représentants des 64 pays retrouvés à Tanger
Des responsables politiques, des parlementaires, des élus locaux et des membres d'associations représentant près de 500 régions dans 64 pays, se sont retrouvés, lundi à Tanger, pour repenser le rôle des régions dans les stratégies de développement et les moyens de renforcer la coopération internationale décentralisée via des réseaux structurés.
Tenue sous le Haut Patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, la rencontre de Tanger, baptisée "2e convention internationale pour une approche territoriale du développement", intervient après une première rencontre organisée en mars 2007 à Marseille (France) qui a connu un vif succès et une forte participation des instances régionales élues des quatre coins du monde.
La rencontre des régions à Tanger est organisée par la région Tanger-Tétouan en collaboration avec la région française Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), le Forum global des associations des régions (Fogar), la conférence des régions périphériques maritimes d'Europe (CRPM) et le Programme de l'Onu pour le développement (Pnud). La rencontre de Tanger connaît également la participation de plusieurs responsables d'organisations internationales comme le Pnud et le Pnue, ou régionales comme l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), la Banque ouest africaine de développement (BAOD) ainsi que de nombreux présidents de régions marocaines et des élus locaux.
A l'ouverture de cette manifestation, le ministre d'Etat, Mohamed El-Yazghi, a souligné l'appui du Maroc aux objectifs de la 2e convention internationale qui a pour objectif "le lancement des bases d'une politique mondiale de cohésion des territoires en faveur des régions des pays intermédiaires et en développement et faire progresser la réflexion sur une approche territoriale du développement fondée sur une gouvernance locale rénovée".
Fort des acquis de son expérience de décentralisation, riche d'un capital de près d'un demi siècle de pratique de la démocratie de proximité et conscient des défis à relever, le Maroc entend franchir une nouvelle étape de consécration de sa décentralisation dirigée par le double souci de placer l'Homme au cœur des préoccupations et de confirmer les collectivités locales dans leur vocation d'acteur économique de premier plan, a souligné M. El-Yazghi.
Pour concrétiser ces objectifs et traduire ces ambitions, un plan national de promotion de la décentralisation a été élaboré, a-t-il affirmé. Et d'expliquer que ce plan s'appuie sur une bonne articulation des différents niveaux territoriaux et vise à renforcer les performances des collectivités locales par la rénovation de leurs modes de gouvernance, la professionnalisation de leurs administrations locales et la recherche constante de l'amélioration de la qualité des prestations des services aux usagers. Le ministre a relevé également que le plan s'assigne comme objectifs majeurs l'instauration d'une administration locale performante et la confirmation du rôle de l'élu en renforçant ses prérogatives dans la planification stratégique.
Il s'agit aussi de repenser le rôle de l'Etat de sorte à réussir le passage de la tutelle à l'accompagnement et de l'action sectorielle à la contractualisation autour de projets intégrés.
Côté législatif, M. El-Yazghi a indiqué que le plan vise à adapter le cadre juridique, réglementaire et institutionnel des collectivités locales par la production de normes et la mise à disposition d'outils appropriés pour encadrer et améliorer la gestion des affaires locales. "Ce choix traduit l'engagement résolu du Maroc sur la voie de la démocratisation. Un Maroc qui entend raffermir davantage son expérience de décentralisation et envisage particulièrement d'adopter une régionalisation avancée", a affirmé M. El-Yazghi.
Et de souligner à cet égard que "le projet d'autonomie de nos provinces du Sud constituent la forme la plus prononcée de ce processus permettant aux habitants de gérer leurs affaires régionales dans le respect de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale du Royaume".
Intervenant aux travaux de cette rencontre, Bruno Dethomas, ambassadeur et chef de la délégation européenne au Maroc, a annoncé l'appui de la Commission de l'Union Européenne à l'initiative de "la convention internationale pour une approche territoriale du développement", lancée à Marseille en mars 2007 et qui a donné lieu au projet d'un forum global des régions du monde. Durant sa présidence de la Commission de l'UE, la France accordera un intérêt de premier ordre à la gouvernance locale et veillera à orienter la politique de coopération de l'UE vers une coopération décentralisée où les acteurs locaux sont directement impliqués dans les projets d'aide au développement.
Parmi les mesures envisagées pour explorer de nouvelles voies efficientes pour la coopération Nord-Sud, "la Bourse de coopération décentralisée" est une initiative qui vise à renforcer les capacités des instances locales pour mener à bien les projets de développement conçus dans une approche de proximité et d'implication directe des acteurs locaux, a-t-il dit. Pour sa part, Michel Vauzelle président de la région Provence-Alpes-Côtes d'Azur, a souligné que face aux risques de la mondialisation en raison des grandes disparités qu'elle génère, il est d'une importance capitale de réfléchir sur les moyens d'instaurer des politiques territoriales à même d'assurer un développement intelligent, harmonieux et équitable.
Dans le cadre de la coopération Nord-Sud, M. Vauzelle a appelé à une charte sur la coopération décentralisée qui impliquerait les acteurs locaux, donnant l'exemple de la coopération fructueuse entre sa région et celle de Tanger-Tétouan qui va se renforcer pour une nouvelle convention sur l'aménagement du territoire.
M. Vauzelle a également plaidé pour une stratégie globale en mesure de faire de la région de la Méditerranée un espace de développement et de prospérité. "Il faut parer au risque d'une fracture Nord-Sud et l'avenir de l'Europe est intimement lié à l'ensemble du bassin méditerranéen", a-t-il affirmé.
Le président de la région Tanger-Tétouan, Abdelhadi Benaallal a évoqué pour sa part l'importance de la compétitivité des territoires dans toute stratégie de développement. La décentralisation est un facteur d'optimisation de la gestion des affaires locales et assure un meilleur rendement dans l'exécution des programmes de développement à travers une approche participative et mobilisatrice. Les régions et les collectivités locales doivent intégrer leur environnement international et l'initiative de Marseille et de Tanger constituent une initiative inédite pour instaurer des canaux de coopération et d'échange d'expériences dans le domaine de la gouvernance locale et initier des réflexions sur de nouveaux espaces de la coopération Nord-Sud.
La rencontre de Tanger sera marquée par la conclusion de plusieurs conventions de coopération entre les parties participantes. La deuxième journée de cette manifestation sera marquée par des ateliers parallèles portant sur différents sujets relatifs au rôle de la région dans le développement des territoires. La troisième et dernière journée sera marquée par une table ronde sur le thème "Vers des politiques de cohésion territoriale à l'échelle mondiale".
MAP
22 mai 2008
Création d'une ''Organisation des Jeunes d'Afrique''
Des étudiants marocains et leurs collègues de différents pays africains, réunis ce week-end à Tanger, ont créé un espace de dialogue et de coopération dédié à la jeunesse africaine baptisé '"Organisation des Jeunes d'Afrique".
Les initiateurs ont tenu, samedi, l'assemblée constitutive de cette organisation qui se veut, selon son statut, un "espace indépendant dédié à l'échange, au débat culturel et à la coopération dans un esprit de convivialité et de respect des différences". Outre les jeunes marocains, des étudiants de sept pays africains (Mali, Congo, Djibouti, Ghana, Centre-Afrique, Tchad et Mauritanie) se sont joints à ce projet qui reste ouvert devant les jeunes des autres pays africains.
Sbatri Abdesslam, étudiant de l'Université Abdelmalek Essaadi désigné président de l'Organisation, indique que les jeunes réunis autour de ce projet sont résolus à assurer le succès de cette expérience et envisagent, dans un premier temps, d'organiser des rencontres, des forums thématiques et des ateliers.
Parmi les objectifs de l'Organisation, figure également une action soutenue en faveur de l'implication des jeunes dans les projets de développement humain, un chantier de première importance dans les stratégies de développement des pays du continent. Le projet se veut également un réseau de solidarité et d'entraide pour les étudiants africains au Maroc. L'Organisation compte s'impliquer dans l'accompagnement et l'orientation des étudiants africains désireux de poursuivre leurs études au Maroc, indique le président du bureau exécutif.
L'organisation compte créer prochainement des coordinations nationales dans différents pays africains membres et des sections locales au niveau des différentes universités du Maroc.
Signature d'une convention de coopération entre les régions Tanger - Tétouan et Provence - Alpes - Côte d'Azur
La région Tanger-Tétouan et celle de Provence-Alpes-Côte d'Azur ont signé, récemment une convention de coopération dans le domaine de l'aménagement du territoire.
La convention, signée en marge des travaux de la "2ème convention internationale pour une approche territoriale du développement", tenue du 12 au 14 mai courant à Tanger, est dotée d'un montant de 475.800 euros sur une période de 3 ans.
Le financement de ce projet de partenariat décentralisé sera assuré par la région Provence-Alpes-Côte-d'azure à hauteur de 137.000 euros et par le Projet d'accompagnement de la décentralisation (PAD-Maroc) avec un apport de 175.000 euros, en plus d'une contribution de la région Tanger-Tétouan de l'ordre de 163.000 euros.
Selon le document, signé par les présidents des deux régions, MM. Abdelhadi Benaallal et Michel Vauzelle, les deux parties comptent réaliser un projet qui vise à un meilleur positionnement de la
région Tanger-Tétouan à travers "le renforcement de la capacité de la région à développer une vision stratégique de l'aménagement de son territoire et à suivre les projets relevant de ce domaine de compétence". Aux termes de cette convention, les services techniques de la région Tanger-Tétouan se verront renforcés par la structuration d'une division chargée de l'aménagement du territoire. Ce nouveau service aura également pour mission de faciliter la réalisation et le suivi de l'ensemble des projets de coopération entre les deux régions, précisent à ce sujet les responsables du Conseil régional.
Conformément à l'esprit de la rencontre des régions du monde à Tanger, qui plaide pour un rôle central de la région dans le développement, le projet de coopération entre les deux parties vise également à mettre en réseau les acteurs locaux de l'aménagement du territoire dans la région nord et à capitaliser leurs expériences dans ce domaine.
La coopération décentralisée impliquant directement les acteurs locaux des deux régions occupe une place de choix dans cet accord. En effet, la convention stipule que cette coopération doit associer l'ensemble des partenaires de la coopération décentralisée, favoriser le rapprochement entre les collectivités locales des deux régions et promouvoir la coopération entre les différents acteurs de la société civile.
A rappeler que lors des travaux de la rencontre des régions du monde à Tanger, la région de Tanger-Tétouan a été citée en exemple dans le domaine de la coopération décentralisée, compte tenu des nombreux projets à succès qu'elle a initié avec différentes régions des pays de l'Union Européenne.
07 mai 2008
Deuxième convention Internationale pour une approche territoriale du développement à Tanger
La Deuxième Convention internationale pour une approche territoriale du développement se tiendra à Tanger du 12 au 14 mai 2008, après une première édition à Marseille en mars 2007 en présence de Michel Vauzelle, Président de Région. Elle est organisée par la Région Tanger-Tétouan, le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), le FOGAR (Forum global d'associations de régions), la CRPM (Conférence des régions périphériques maritimes) et la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, avec le soutien du Ministère marocain de l'Intérieur.
Cette convention confirme le rôle et la vocation des gouvernements régionaux et locaux en tant qu'acteurs du développement et, à ce titre, comme interlocuteurs des Nations Unies. La 2ème Convention nous donnera l'occasion de faire le point sur les différentes avancées depuis mars 2007 et de continuer à faire progresser la vision d'une approche territoriale du développement par la gouvernance locale.
Plus d'un millier de représentants de 400 Régions du monde et leurs réseaux, mais aussi de gouvernements nationaux, de la Commission européenne, des agences des Nations Unies, ont participé à ces journées. Cette première Convention a manifesté la volonté des Régions de contribuer à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement, dans la perspective de lutter contre la pauvreté et les inégalités. Par leurs compétences, leur capacité à rassembler les acteurs locaux, par leur proximité avec les citoyens, les Régions sont des acteurs essentiels des politiques de développement et de solidarité et de la mise en oeuvre d'une gouvernance mondiale plus efficace car davantage en prise avec les attentes des populations et apte à faire face aux effets d'une mondialisation qui va en s'accélérant.
Les travaux conduits à Marseille ont notamment visé à proposer un cadre d'articulation pour une planification plus stratégique et la réalisation d'objectifs de développement économique et social par une approche harmonisée et multi-niveaux. Ces travaux ont traduit le souci de réduire la dispersion et la fragmentation de l'aide sur un même territoire.
Jumelage de Tanger avec Praia
Les membres du Conseil de la commune urbaine de la ville de Tanger ont adopté lors de leur dernière session le projet de jumelage de Tanger avec la ville de Praia, capitale du Cap Vert.
Ce projet de jumelage a été lancé au cours de la récente visite à Tanger du Président de la République du Cap Vert, au cours de laquelle il a été reçu par les autorités locales et les élus. Selon un document de la commune urbaine de Tanger, ce projet de jumelage illustre les relations privilégiées entre le Royaume du Maroc et l'Etat du Cap Vert, confirme l'ouverture de la ville de Tanger sur son environnement international et en particulier africain et conforte les liens culturels, humains et sociaux entre le Maroc et les autres.
Cette initiative vient confirmer la vocation africaine du Maroc et le rôle de la diplomatie locale ainsi que l'ouverture sur les pays et peuples du continent africain, ajoute le texte. Située à Sotavento, l'une des principales îles de l'archipel du Cap Vert, la capitale Praia dispose d'un aéroport international et d'un port qui joue un rôle économique vital pour l'archipel.
La République du Cap-Vert est constituée de 13 îles situées dans l'océan Atlantique, sa superficie totale est estimée à 4.033 km2. Sa langue officielle est le portugais.
24 avril 2008
Les ambassadeurs européens en visite de prospection à Tanger
Quelque 17 ambassadeurs et consuls européens représentant leurs pays au Maroc ont visité, mercredi, la ville de Tanger pour s'enquérir du développement que connaît la ville et sa région.
Une délégation de diplomates des principaux Etats membres de l'Union européenne (UE) était, mercredi 12 mars 2008, en visite à Tanger. Il s'agissait de leur première rencontre du travail en dehors de la capitale du Royaume. Les membres de cette délégation se sont réunis avec les représentants des autorités locales et des responsables du développement économique et social de la région. Ils se sont ainsi enquis sur «les réalisations économiques, le développement des infrastructures et les grands chantiers que connaît la région», a précisé l'ambassadeur de France au Maroc Jean-François Thibault, qui assurait lors de cette rencontre la présidence européenne. Les membres de cette délégation ont visité ensuite le centre d'hébergement des enfants en situation difficile de l'association Darna financé notamment par un don de l'Union européenne. «Ce qui nous a permis de constater la grande ambition sociale des partenariats qui existe entre le Maroc et l'Union européenne», a souligné M. Thibault.
Considéré comme le premier partenaire commercial et premier investisseur du Maroc, l'Union européenne est le premier partenaire au développement du Royaume. L'aide européenne au Maroc s'est élevée en 2007 à 2 milliards 500 millions DH. La Commission européenne a accordé à la région de Tanger 4 milliards DH, consolidés à la fois par les prêts de la Banque européenne d'investissement et par les importants programmes bilatéraux des Etats membres. «L'octroi de cette aide visant essentiellement à financer les projets de désenclavement, de réalisation des infrastructures routières, l'habitat social notamment à Tanger, au traitement des eaux, l'assainissement et la formation professionnelle», a indiqué l'ambassadeur, chef de la délégation de la Commission européenne au Maroc, Bruno de Thomas.
Notons que la Commission européenne contribue au projet de désenclavement de la côte du Nord par la réalisation d'une infrastructure routière reliant Tanger- Tétouan et Berkane à Oujda. Cette initiative a englobé aussi le financement du tronçon El Jebha- Ajdir. Ce projet de réalisation de routes et pistes rurales a nécessité une enveloppe de près 124 millions 500 mille euros. Cette aide se renforce par son appui à l'habitat social à Tanger. La Commission européenne a accordé 7 millions d'euros pour l'amélioration des conditions de vie des populations des bidonvilles et de l'habitat insalubre de l'arrondissement de Béni Makada à Tanger. Ce projet a concerné aussi l'amélioration de la couverture des besoins de ces habitants en eau potable et l'assainissement. L'aide européenne touche également la formation professionnelle. A cet effet, quelque 50 millions d' euros ont été octroyés pour le renforcement de la compétitivité des entreprises marocaines dans les trois secteurs de textile, du tourisme, des nouvelles technologies de l'information et des communications (NTIC). Plusieurs projets ont été appuyés dans la côte Nord par la Commission européenne. Ils visent une gestion intégrée des zones côtières ainsi que la lutte contre la pollution dans les villes. Outre ces principaux programmes sectoriels financés par la commission européenne, 18 projets des ONG marocaines sont actuellement appuyés par la Commission européenne.
aujourd'hui.ma
23 mars 2008
Conseil de la ville de Tanger : Validation de l'excédent budgétaire de l'exercice 2007
Le Conseil de la ville de Tanger a validé à l'unanimité la programmation de l'excédent budgétaire de l'exercice 2007 qui s'élève à 84,61 millions de DH.
Cette programmation concerne notamment l'affectation d'un montant de 50 millions de DH aux chantiers de la mise à niveau de l'espace urbain de Tanger. La consistance des travaux de ce chantier concerne notamment la voirie, l'éclairage public, les espaces verts, la réhabilitation et l'équipement de la salle couverte omnisports, en plus des travaux de ravalement des façades de certains quartiers.
Une autre partie de cet excédent a été affectée pour pallier le déficit de certaines rubriques engendré par la hausse de la TVA de 14 à 20%. En effet, plusieurs projets en cours de réalisation (rubrique équipement) ont enregistré une hausse des montants engagés en raison de la hausse de la TVA.
MAP
09 mars 2008
La région Tanger-Tétouan en vedette à la 5ème édition du Salon de l'immobilier marocain à Paris
La région de Tanger-Tétouan tiendra la vedette à la 5ème édition du Salon de l'immobilier marocain à Paris (SMAP-Immo 2008), qui se tiendra dans la capitale de l'hexagone du 8 au 11 mai prochain.
Lors d'une rencontre avec les opérateurs immobiliers de la région, les organisateurs de la manifestation ont indiqué que la mise en vedette de Tanger-Tétouan sur les stands du Salon découle de l'importance de la région qui est à l'avant garde du développement du Royaume et de la forte dynamique de son secteur immobilier. Une dynamique due en particulier à une série de méga projets résidentiels et touristiques lancés dans la région par de grands opérateurs internationaux dans le secteur de l'immobilier, notamment des pays du golfe et d'Espagne.
La région de Tanger arrive largement en tête de cette croissance exponentielle du secteur. En effet, les derniers chiffres communiqués lors d'une rencontre avec les responsables de l'habitat et de l'urbanisme de la wilaya de Tanger indiquent que les autorisations de construire ont fortement progressé durant les cinq dernières années. La production de logements est passée de 5.000 unités en 2003 à 30.000 en 2007.
Les autorisations de construire totalisant dans la wilaya de Tanger une superficie plancher de 3 millions m2. Une superficie qui compte différentes catégories de logements (social, économique, résidentiel, villas, et haut standing). La promotion à l'internationale est de grande importance puisque l'offre de certains grands projets résidentiels de haut standing (pieds dans l'eau) est plutôt destinée à une clientèle étrangère aisée.
Pour l'édition 2007, le Salon, organisé dans le parc d'exposition Paris-Nord Villepinte, a enregistré un vif succès avec 40.000 visiteurs par jour, assurent les organisateurs, précisant que cette même édition a connu la participation de 120 exposants qui ont présenté sur les stands près de 300 projets. "SMAP Immo 2008" s'oriente cette année vers une offre diversifiée répondant à différents profils de clientèles (Confort, standing, prestige et excellence).
Le Salon qui était destiné lors des deux premières éditions (2004-2005) aux marocains établis à l'étranger, élargit actuellement son offre à la clientèle française et européenne intéressée par la perspective d'une résidence de vacance ou de retraite au Maroc. Selon les statistiques du Salon, l'affluence de la clientèle européenne durant l'édition 2007 a enregistré un bon de 120 pc. Durant cette même édition, les MRE constituent toujours le gros des clients potentiels (74 pc des visiteurs).
La demande formulée par les visiteurs du Salon concerne une résidence individuelle (38,6 pc), une maison (23,6 pc), une villa (24 pc) ou un terrain constructible (20,7 pc).
La 5-ème édition du Salon de l'immobilier marocain à Paris sera organisée sur un stand de 15.000 m2 du parc d'exposition de Villepinte. Les huit halls de la bâtisse, qui s'étend sur une superficie de 210.000 m2, abrite chaque année de 25.000 à 30.000 entreprises pour exposer leurs produits.









