30 avril 2009
Tanger accueille la 1ère édition du Festival de l’Environnement
Les 15, 16 juin 2009, le club SIFE de l’Ecole Nationale de Commerce et de Gestion de Tanger (SIFE-ENCGT) et l’Université Abdelmalek Essaâdi organisent en partenariat : La 1ère édition du Festival de l’Environnement Sous le thème: « Libérons notre esprit : Pensons Environnement »
Une 1ère édition qui promet d’offrir à tous un espace pur, sain et agréable grâce à son programme diversifié. Un espace où plusieurs écologistes et professionnels s’exprimeront à travers des conférences et ateliers de formation de diverses thématiques. Il sera organisé aussi dans le cadre du festival des expositions destinées au grand public Tangérois à la plus fameuse des places de la perle du Détroit, ainsi qu’une scène musicale qui donnera opportunité aux jeunes talents de la ville pour donner le meilleur d’eux même.
Le festival connaîtra la participation d’une dizaine d’équipes SIFE MAROC qui exposeront leurs projets et produits au habitants de la ville mythique. Des projections de films documentaires auront lieux à la place des nations et à l’ENCGT, notamment du film documentaire ayant obtenu le prix Nobel de la paix 2007 « vérité qui dérange » d’AL GORE.
Nouveau plan directeur portuaire national
Le nouveau plan directeur portuaire national à l'horizon 2030 constituera un cadre prospectif, global et cohérent de
développement des ports et un référentiel commun et partagé par l'ensemble des parties concernées, a affirmé, mardi à Rabat, le ministre de l'Equipement et des Transports, Karim Ghellab.Intervenant au cours d'une journée d'études sur la stratégie portuaire nationale, M. Ghellab a précisé que ce nouveau plan permettra aux ports marocains de s'inscrire dans la dynamique économique, sociale et environnementale.
Les ports nationaux, a poursuivi le ministre, assurent le transit de 98% des échanges externes constituant ainsi un maillon clé des chaînes logistiques des importateurs et des exportateurs marocains. Face aux nouvelles stratégies sectorielles nationales (Plan Maroc vert, Emergence, zones franches, etc.), le Maroc a besoin d'une nouvelle vision de développement de ses ports, a fait remarquer M. Ghellab, ajoutant qu'elle doit intégrer une vision prospective des besoins futurs et prendre en compte la logique d'aménagement de l'espace.
Le ministre a, également, rappelé que la politique portuaire, qui s'intègre dans la "stratégie de développement du secteur de la logistique", a été marquée par de grandes réalisations telles que la construction du nouveau port de Tanger-Med et la mise en œuvre de la réforme portuaire avec notamment l'introduction de la concurrence et la libéralisation du transport maritime.
De son côté, Mme Najlaa Diouri, directrice des ports et du domaine public maritime, a présenté l'organisation du secteur portuaire au Maroc indiquant qu'il existe 12 ports ouverts au commerce extérieur, 12 autres de pêche à vocation régionale, 6 de plaisance et 5 abris de pêche.
Les ports marocains ont vu transiter quatre millions de passagers, 70 millions tonnes de marchandises en 2008 ainsi que 800.000 tonnes de produits de la pêche. Les premiers résultats issus de l'analyse de la demande portuaire et des projections du trafic font ressortir que le trafic commercial serait multiplié par 3 à 3,6 en 2030, soit de 220 à 264 millions de tonnes en 2030 au lieu de 70 millions de tonnes en 2008. L'augmentation des trafics portuaires a été soutenue au Maroc au cours des huit dernières années. La croissance moyenne annuelle était de 4,5% entre 2000 et 2007 avec une accélération entre 2006 et 2007, à 8,8%.
Cette journée d'étude réunit des représentants des différents départements ministériels, des représentants des régions, des responsables d'entreprises relevant des secteurs public et privé, des représentants des associations et des professionnels du secteur ainsi que les principaux clients portuaires.
Le débat portera sur les données issues des prospectives sectorielles et des hypothèses retenues pour chaque secteur d'activité et le partage de réflexions issues de l'analyse de l'offre et de la demande portuaire. Cette rencontre vise également à recueillir les avis des acteurs et décideurs concernés. Elle constitue une plate-forme de discussions afin d'aboutir à des orientations opérationnelles concrètes et réalisables qui permettront d'apporter une réponse à la demande croissante au secteur portuaire.
Les travaux de cette journée s'articulent autour de trois ateliers à savoir "Les activités commerciales", "Les activités de pêche, plaisance, croisière" et "L'aménagement du territoire : Relation ville-port".
MAP
Gas Natural et l'ENSA de Tanger
La Fondation du groupe énergétique espagnol Gas Natural et de l'École Nationale des Sciences Appliquées (ENSA) ont lancé conjointement ce jeudi, des journées destinées à promouvoir le développement durable au Maroc selon "Europa Press".
Ces journées de développement durable se tiendront dans la salle de conférence de l'ENSA de Tanger le samedi 25 avril. Plusieurs réunions seront à l'ordre du jour avec la participation des experts nationaux et internationaux du domaine environnemental selon les organisateurs. L'objectif visé par ces derniers est de créer un espace propice aux échanges et aux débats entre les acteurs publics et privés, pour favoriser une culture de la durabilité de l'environnement.
Étaient présents aujourd'hui à la cérémonie de lancement, le coordonnateur des projets internationaux de la Fondation Gas Natural, Manuel Beguer, le président de l'Université Abdelmalek Essaadi de Tanger-Tétouan, Mostafa Bennouna; dont dépend l'ENSA de Tanger. Il y avaient également le directeur de l'établissement qui accueillera les différentes rencontres, ainsi que le directeur du Centre marocain de développement des énergies renouvelables.
La Fondation Gas Natural se fixe comme objectif principal de contribuer à l'éducation et à la sensibilisation de la protection de l'environnement dans toutes les communautés et les pays où le groupe Gas Natural est implanté.
Accord pour optimiser le secteur des viandes rouges à Tanger
La coopérative Al-Amal des bouchers de Tanger a conclu, mercredi, un accord de coopération avec la mairie de la ville italienne Perugia pour la réalisation d'un projet d'optimisation du secteur des viandes rouges dans la ville du détroit.
Le projet, dont l'accord a été signé par Mme Ana Pea Serlione, du côté italien, et Ahmed Filali, du côté marocain, comprend notamment la construction de deux abattoirs modernes dans les communes de Khmis Anjra et Had El-Gharbia. La coopération porte également sur l'optimisation de la chaîne de distribution des viandes rouges, l'application des normes sanitaires et l'optimisation du circuit de distribution.
Lors de la cérémonie de signature de l'accord sous l'égide de la chambre de commerce, d'industrie et de services de Tanger, le directeur de la coopérative Al-Amal, M. Ahmed Filali a souligné que le projet baptisé «Atlantis» contribuera à la mise à niveau du secteur des viandes rouges à travers des installations modernes et performantes à même de répondre aux besoins croissants d'une région en pleine croissance sous l'effet des grands projets structurants.
Cette coopération porte également sur la qualification des ressources humaines avec des stages de formation en Italie au profit des professionnels du secteur des viandes rouges. De telles initiatives permettront aux bénéficiaires de s'informer sur les normes sanitaires en vigueur en Europe et de la nouvelle organisation d'un secteur qui a intégré massivement des technologies modernes et performantes, ont expliqué les partenaires italiens. Le projet s'inscrit dans le cadre de l'activation d'un accord signé le 25 février dernier à Perugia entre la Fédération marocaine interprofessionnelle des viandes rouges (Fiviar) et son homologue italienne «Federcani».
L'accord de Tanger a été signé en marge de la visite d'une délégation de chefs d'entreprises et de membres de la chambre professionnelle de Perugia venue participer au Salon international d'agriculture de Meknès.
Tanger abrite la 4e édition du prêt-à-porter
La ville de Tanger abrite, du 24 au 26 juin prochain, la 4e édition du Salon du prêt-à-porter «Maroc In Mode» (M-Mode), une manifestation dédiée à la présentation de l'offre et de la créativité des professionnels du secteur de la confection et de l'habillement.
La manifestation, prévue à l'espace Movenpick sur une surface d'exposition de 4.000 m2, accueillera 120 exposants et 2.000 visiteurs professionnels, indiquent les organisateurs. Le Salon, organisé par l'Association marocaine des industries du textile et de l'habillement (AMITH), se veut une plate-forme de référence pour présenter le savoir-faire et toute l'étendue de l'offre des professionnels marocains de l'habillement. Au menu des stands, la sous-traitance, la co-traitance et les produits finis (jeans, sportwear, prêt-à-porter, lingerie et tenues de travail). Il s'agit de présenter les collections et les services innovants et renouvelés en fonction des évolutions récentes des marchés en terme de qualité de services, de proximité, de savoir faire et de compétences, précise-t-on, mercredi soir, lors d'un point de presse pour présenter cet événement.
«Maroc In Mode» cible principalement des décideurs professionnels en matière d'achat et de sourcing, les enseignes et marques internationales. Les organisateurs ciblent notamment les marchés espagnol, français, allemand, italien et britannique.
Au programme de cette rencontre entre professionnels business to business (B2B), la présentation d'une étude sur la stratégie de développement et de promotion des exportations du textile-habillement et une autre sur la compétitivité de l'offre marocaine. Le Salon sera aussi l'occasion de décliner les perspectives du secteur pour les années 2009 et 2010.
En 2008, l'industrie marocaine de l'habillement a figuré au «Top5» des principaux fournisseurs du marché européen. Pour 2009, et face au caractère de plus en plus volatile de la consommation, les enseignes et marques de la distribution européenne privilégient le sourcing de proximité pour la flexibilité et la réactivité qu'elle offre, précisent les organisateurs du Salon. Dans ce contexte, les acteurs opérant dans l'habillement au Maroc oeuvrent avec vigueur pour réussir une évolution vers une industrie au service de la mode et de la créativité, indiquent les professionnels du secteur.
Et de préciser que le Salon «Maroc In Mode» constitue un levier de promotion commerciale du nouveau positionnement de l'habillement du Maroc et un espace de réflexion pour dynamiser les commandes d'actualisation et des ajustements qui s'imposent à court terme. Les 3 précédentes éditions du «Salon Maroc In Mode» ont été organisées en Espagne (Madrid, Barcelone et La Corogne).
MAP
10 avril 2009
Débat pluriel à Tanger : Délicate question des frontières à travers l'histoire
Une palette d'intellectuels et d'universitaires marocains et étrangers se sont retrouvés, mercredi à Tanger, pour un débat multidisciplinaire de haut niveau sur le thème des frontières à travers l'histoire et la géographie.
A travers des échanges et confrontations d'idées déclinant des visions différenciées, les participants à cette rencontre, organisée par l'Association marocaine de promotion de l'histoire, tentent d'enrichir le débat sur le concept des frontières depuis l'éclosion des premières civilisations jusqu'aux temps modernes. L'histoire a fini par prendre le pas sur la géographie, imprimant sa logique pour façonner la grande diversité des frontières et des situations frontalières. Tout est fonction des rapports de force qui peuvent s'étaler dans le temps sans pouvoir parvenir, pour autant, à des frontières fixes et immuables, souligne le président du Conseil scientifique de l'Association, Brahim Boutaleb, pour décliner la richesse du thème de la 4e édition du rendez-vous de l'histoire.
Et l'historien de dresser la situation actuelle des frontières en faisant le distinguo entre Occident et pays développés, d'un côté, et les régions Afrique et Asie de l'autre. Si pour les premiers, les frontières sont des zones de contact et de convivialité, l'autre partie du monde est encore en voie de consécration de ses délimitations territoriales avec des zones d'affrontements et de tensions, dont le Moyen-Orient donne la plus affligeante illustration, souligne M. Boutaleb. Certes, la frontière tracée par la nature a tôt été oblitérée par celle délimitée par les hommes. Mais la volonté humaine est toujours remise en question et déteint, par conséquent, sur les frontières, faussement immuables, mais toujours mouvantes, car ne cessant de changer aussi bien dans leur concept que sur le terrain. En effet, avec l'avènement d'une ère nouvelle marquée par les technologies de l'information et la toute puissante loi du marché globalisé qui impose une libre circulation des biens, le concept de frontière est en passe de faire sa énième mutation à travers l'histoire.
L'information et la communication circulent avec facilité entre les quatre points cardinaux de la planète et la circulation des biens transcendent les frontières à la faveur de la mondialisation, relève M. Boutaleb, qui observe que seuls les mouvements des individus sont encore soumis à des restrictions plus ou moins drastiques. "Mais pour combien de temps?", nuance-t-il, en estimant que, d'une manière ou d'une autre, l'humanité est en train de poser les fondements des Etats-Unis de la Planète.
Abdelhamid El-Ouali, de l'Université Hassan II de Casablanca, appréhende les frontières sous un angle humanitaire qui devrait illustrer l'extraordinaire évolution de l'humanité. La frontière délimite mais ne doit pas séparer, estime-t-il en introduction à une brillante intervention, basculant entre philosophie et approche historique, sur la complexe question des frontières et de la territorialité.
Des perpétuelles guerres et conquêtes pour étendre les frontières depuis le début de l'histoire, aux enjeux des Etats modernes pour maîtriser la gestion territoriale et assurer une entité sûre aux délimitations tangibles, le souci des frontières a toujours été un phénomène trans-historique. Si les pays occidentaux ont réussi à faire valoir une gestion pacifique des frontières garantissant la souveraineté des Etats, pour évoluer ensuite vers des espaces communs de développement et d'échanges, la réalité et tout autre en Afrique, fait-il remarquer.
En effet, les délimitations territoriales des zones d'influence imposées par les puissances coloniales sur le continent africain, ont fait fi des spécificités des populations locales, de leurs intérêts et de leurs façons de vivre la territorialité. Il est résulté de cette réalité, après les mouvements d'indépendance, 34 conflits territoriaux et de nombreuses tentations de sécession et de morcellement, rappelle l'intervenant.
M. El-Ouali qui a plaidé pour des frontières de souveraineté qui n'empêchent pas pour autant la circulation des biens et des individus, n'a pas manqué de relever l'aberrante fermeture des frontières entre le Maroc et l'Algérie, isolant ainsi des populations si proches qui aspirent à l'union et à l'édification d'un Maghreb prospère fédérant ses potentialités et ses atouts. Et de souhaiter un retour à la raison pour se défaire de cette situation qu'il a qualifiée de non sens des points de vue éthique, économique et social.
La première table ronde de cette rencontre a porté sur le thème "les frontières intérieures et extérieures dans les mondes musulman et chrétien au moyen âge". Dans un débat pluridisciplinaire, des intervenants ont évoqué les clivages territoriaux et les longs conflits sur l'enjeu des frontières dans la région méditerranéenne. Les flux et reflux de l'influence des deux civilisations sur une géographie qui a été le berceau de la civilisation humaine, se sont traduits par des frontières en changement constant. Les longs conflits des deux mondes pour étendre leurs zones d'influence et, par la même, l'étendue des frontières, ont entraîné des changements majeurs pour les peuples de la région, avec des conséquences sur les mouvements des populations et leur propension à la sédentarité. Un mode de vie qui contribua à l'éclosion d'un nouvel ordre social progressivement structuré et qui finira par donner la première ébauche des nations et des pays géographiquement délimités.
Au programme de cette rencontre, figurent plusieurs conférences et tables rondes ayant en commun la principale thématique des frontières. Il s'agit notamment de "Question de frontières dans le monde musulman", "Manipulation des frontières et crises du Moyen Orient", "Frontières et colonisation", "Pour un manuel d'histoire maghrébine sans frontières" et "Frontières et globalisation". La cérémonie d'ouverture de cette manifestation s'est déroulée en présence de Mme Latifa El-Abida, secrétaire d'Etat chargé de l'Enseignement scolaire. Une nombreuse assistance composée notamment du corps de l'enseignement, prend part à cette manifestation organisée en partenariat avec le ministère de l'Education nationale.
MAP
Tanger – Larache : découverte de deux réservoirs de gaz naturel
L'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) a annoncé, lundi 30 mars, la découverte de deux réservoirs de gaz naturel dans le cadre du forage offshore « Anchois 1 » réalisé sur les permis Tanger-Larache. Initiés le 12 janvier 2009, les travaux de ce forage ont été réalisés par la société Repsol YPF en tant qu'opérateur du partenariat ONHYM-Repsol YPF, Gas Natural et Dana Petroleum.
Cependant pour des raisons de sécurité et pour une meilleure planification de l'appréciation du potentiel de ces deux réservoirs, il a été décidé lors de la dernière réunion du comité de direction du partenariat sus-indiqué de suspendre momentanément les travaux et de ne pas réaliser dans l'immédiat les testes qui risquent d'endommager les réservoirs. L’objectif est de pouvoir mener au cours des six prochains mois les études technico-économiques complémentaires nécessaires à une appréciation optimale du potentiel de ces deux réservoirs. Cette découverte intervient quelques semaines après celle des trois forages onshore dans le bassin du Gharb.
Maroc : Maintien de la stabilité globale
Les ambitions industrielles du Maroc ont été stimulées en janvier 2009, lorsque le Roi Mohammed VI a lancé la construction du parc industriel Tanger-Med qui est déjà le centre d’un important projet de port. Le nouveau partenariat augmentera le volume de la production et profitera de la proximité du Royaume de l’Europe afin d’accroître les exportations. Au moment où les économies européennes se contractent, le Maroc a la possibilité d’offrir des produits de haute qualité à un moindre coût. Ayant des liens commerciaux forts avec un groupe varié de nations, y compris les accords de libre-échange (ALE) avec les États-Unis, l’Europe et les pays de la région, le Royaume espère sortir de la récession actuelle en construisant une infrastructure capable de soutenir des niveaux de commerce renouvelés à l’avenir et en s’appuyant sur des revenus consistants, tels que le phosphate et les dérivés phosphatés.
Lorsqu’il sera achevé en 2012, le Tanger-Med sera parmi les plus grands ports d’Afrique, avec une capacité de manutention de conteneurs de 8,5 m Equivalents vingt pieds (EVP). Le port qui est, à seulement 14 km de la côte espagnole, permet d’accroître sensiblement le profil du Maroc en tant que destination industrielle et servira de centre logistique pour l’ensemble de la région méditerranéenne. L’achat de 3000 ha de terrains publics par l’Agence Spéciale Tanger Méditerranée (TMSA) renforcera les zones de libre-échange qui ont vu le jour à proximité de l’installation portuaire. Un deuxième accord prévoit le développement de 5000 ha de la zone off shore, près de Tétouan. Les zones établies en 2002 ont été des succès, avec la zone franche de Tanger qui abrite quelque 400 entreprises et offre 40.000 emplois et la zone franche de Melloussa, où l’alliance Renault-Nissan prévoit de développer un complexe industriel d’automobile d’ici 2010, et attire les investissements privés d’une valeur de 1,3 milliard d’euros et génère 36.000 emplois. Les nouveaux parcs visent une variété d’industries, y compris les pièces d’automobile, le textile, l’électronique et la production alimentaire qui est ciblée par le gouvernement afin d’accroître les exportations dans le cadre de son Plan Emergence 2006. Le plan vise 16% de taux de croissance du PIB sur 10 ans et la création de 440.000 emplois directs et indirects. Une fois terminé, le parc industriel Tanger-Med permettra de répondre à ces objectifs, avec les autorités qui espèrent que le nouveau site créera 300.000 postes, mais dans 20 ans au lieu de 10.
Les projets entourant le port sont parmi les plus audacieux, mais il existe de nombreux autres programmes d’infrastructure qui sont en cours d’élaboration. La France, en particulier, a été un fervent partisan de l’industrie marocaine et son principal partenaire commercial, comptant pour 17,8% des échanges. En plus de recommander avec succès le Maroc pour lui attribuer un «Statut avancé» pour le commerce de l’UE, elle a signé plusieurs accords bilatéraux qui prévoient le financement des infrastructures. Un nouveau système de tramway sera construit à Rabat, financé par un prêt français de 177 millions d’euros. La tâche du développement et de mise en œuvre du nouveau réseau de train léger a été attribuée à la société Alstom et Colas, un groupe français d’infrastructures spécialisée en ingénierie. La France a également approuvé 86 millions d’euros en subventions à ce pays d’Afrique du Nord pour étudier la faisabilité d’une liaison ferroviaire à grande vitesse entre le port principal de Tanger et de Casablanca, la plus grande ville du Maroc.
Alors qu’une grande partie de l’IED du Maroc provient de la France et la majorité de celui- ci est investie dans les infrastructures, les pays d’Afrique du Nord et d’Asie jouent un rôle croissant dans le secteur industriel du Royaume et investissent dans une vaste gamme d’activités. L’activité industrielle contribue d’une manière importante au PIB du Maroc, entre 25 et 35% selon les performances du secteur agricole, et les investisseurs ont trouvé un certain nombre de possibilités, en particulier dans la production d’engrais et de phosphates. Le phosphate et ses dérivés sont lucratifs, avec des ventes atteignant 51,4 milliards de DH (euros 4.5bn ) en 2008, soit une augmentation de plus de 50%, par rapport aux 22,3 milliards DH (euros1.9bn) en 2007. Le segment représente 33,4% de l’ensemble des exportations. Comme les prix du phosphate et ses produits dérivés ont augmenté sur le marché international, les entreprises étrangères ont manifesté leur intérêt pour les exploitations marocaines. En mai 2008, la société publique «Office Chérifien des Phosphates» (OCP) a signé un accord de 737 millions d’euros avec la Libya Africa Investment Portfolio (LAIP) pour la construction de trois usines de dérivés de phosphate, selon la presse locale. L’une des usines sera construite en Libye, une autre dans Jorf Lasfar, une région riche en phosphate dans le sud-ouest de Casablanca, et l’usine d’engrais sera située dans l’un des deux pays après négociation.
Quelques jours avant la signature du marché avec LAIP, OCP a également signé un accord de 442 millions d’euros avec Petro Vietnam Fertilizer and chemical Joint-Stock, la compagnie basée à Hanoi pour la construction d’une usine d’engrais d’acide phosphorique et d’ammoniaque (DAP), qui devrait ouvrir ses portes en 2011, et produire de 660.000 jusqu’à 1million de tonnes. Le DAP est un engrais soluble produit à partir d’acide phosphorique et d’ammoniaque. Malgré les prix élevés, la demande mondiale est forte et les produits chimiques continuent d’être une source importante de revenus.Le réseau élargi d’investisseurs et de partenaires commerciaux du Maroc devrait contribuer à favoriser un plus large accès aux marchés pour ses exportations industrielles. En plus de l’accord avec l’UE, le Maroc a noué d’autres partenariats notamment avec l’Accord d’Agadir en 2004 et l’Accord de libre-échange (ALE) avec les États-Unis en 2006. Pourtant, malgré ces efforts, les accords ne sont entrés en vigueur que récemment et leurs avantages restent probablement hors de portées jusqu’à la stabilisation de la situation financière. Alors que le Maroc ressentira les effets de la crise financière mondiale, le PIB devrait croître de 5,7% en 2009, contre 6,5% l’année précédente, les forts taux de croissance sont impressionnants, étant donné la lenteur de la croissance que connaît l’Europe de l’Ouest qui est le principal marché d’exportation du Maroc. Toujours est- il qu’avec des ressources précieuses tels que les phosphates et un gouvernement engagé à stimuler les dépenses sur des projets d’infrastructure, le Royaume maintiendra probablement sa position d’opérateur régional important et trouvera les moyens de se maintenir jusqu’au rebondissement de la demande provenant de la zone euro.
Oxford Business Group - 1er avril 2009
La visite historique de feu S.M. Mohammed V à Tanger, un tournant décisif dans la lutte épique pour l'indépendance
La famille des anciens résistants célèbre, cette semaine à travers le Royaume, le 62e anniversaire de la visite historique de feu S.M. le Roi Mohammed V à Tanger, le 9 avril 1947, qui avait marqué un tournant décisif dans la lutte épique du Trône et du peuple pour la liberté et l'indépendance. Un 9 avril de l'année 1947, le Père de la Nation lança un retentissant défi aux puissances coloniales en clamant solennellement à Tanger la volonté du Royaume de recouvrer sa liberté et son indépendance. Par un tel acte héroïque bravant les deux puissances coloniales en place, le regretté Souverain impulsera au peuple marocain, qui faisait corps avec le mouvement national autour du Trône, une fougue invincible dans sa lutte pour l'indépendance et l'affranchissement du joug du protectorat.
Le choix de Tanger n'était pas fortuit. Par ce voyage, le héros de l'indépendance, qui était accompagné de feu S.M. Hassan II, Prince héritier à l'époque, et de S.A.R. la Princesse Lalla Aïcha, voulait signifier la volonté du Maroc de recouvrer aussi bien son indépendance que son intégrité territoriale. Par «le voyage de l'unité» vers Tanger, ville sous administration internationale à l'époque, feu S.M. Mohammed V avait tenu à faire fi des frontières factices dressées par les deux puissances coloniales et affirmer la souveraineté et l'unité territoriale du pays. De plus, le «statut international» de la ville à l'époque allait donner un écho mondial au discours mémorable de S.M. Mohammed V, prononcé sur place le 9 avril, et dans lequel le regretté Souverain avait réaffirmé solennellement le droit inaliénable du Maroc à son indépendance et à son unité territoriale. «Les droits du peuple marocain ne peuvent se perdre et ne se perdront jamais», avait clamé le Libérateur, haut et fort, devant la population locale en communion patriotique et les représentants consulaires de différents pays à Tanger.
Lors de cette visite, le Père de la Nation est allé prononcer le 11 avril, à la grande mosquée de Tanger, le prêche du
vendredi dans lequel il a appelé la Nation à demeurer attachée à son identité tout en réaffirmant l'ancrage du Royaume dans le monde arabo-islamique. A l'Institut Moulay El Mehdi de Tanger, le digne successeur du Père de la Nation, feu S.M. Hassan II, alors Prince Héritier, a pris la parole devant une jeune audience pour évoquer les aspirations du Royaume à un meilleur lendemain. Dans ce discours, le regretté Souverain avait évoqué sa vision concernant le développement du pays et l'édification des institutions. Une renaissance fondée sur l'éducation, le savoir, le travail et un esprit solidaire pour mener à bien le chantier de l'édification de l'avenir du pays.
S.A.R. la Princesse Lalla Aïcha n'a pas manqué, à cette occasion, de témoigner de la sollicitude royale pour la promotion de la situation de la femme marocaine. Dans un discours prononcé à Dar El Makhzen, elle a affirmé la volonté du Père de la Nation d'assurer l'épanouissement de la femme marocaine par l'éducation et l'enseignement. Une démarche qui placera le Royaume sur la voie du développement et de la modernité. La visite historique de feu S.M. Mohammed V à Tanger a eu un effet catalyseur sur le mouvement nationaliste qui engagea en symbiose avec le Trône une glorieuse épopée pour l'indépendance du Royaume et le recouvrement de sa souveraineté. Face à la détermination du regretté Souverain d'oeuvrer dans ce sens, les autorités coloniales décidèrent, le 20 août 1953, d'éloigner le Père de la Nation et les membres de sa famille.
Un acte qui sonna le glas du protectorat. Un élan populaire gagnera l'ensemble du Royaume et les opérations de la résistance iront crescendo jusqu'à la proclamation de l'indépendance et le retour triomphal du Souverain légitime et de la Famille Royale. Plus qu'un hommage à la mémoire des sacrifices consentis par un Roi et son peuple pour l'indépendance, la commémoration de cet événement marquant dans l'histoire du Maroc demeure à jamais un moment de ressourcement dans les nobles valeurs du patriotisme pour les jeunes générations du Maroc moderne. Un ressourcement à même de fédérer l'ensemble des énergies et des volontés dans le processus de développement poursuivis sous la conduite de S.M. le Roi Mohammed VI.
MAP
La SNCF signe un contrat de 1,8 milliard d'euros au Maroc
Les chemins de fer marocains (ONCF) ont signé jeudi un accord avec des entreprises françaises en vue de la construction d'une ligne à grande vitesse pour un coût de 20 milliards de dirhams (1,8 milliard d'euros). La ligne TGV reliera Tanger à Casablanca et transportera huit millions de passagers lorsque le projet aura été réalisé en 2016, ajoute le ministère. Cette ligne s'inscrit dans un projet plus vaste d'un réseau TGV de 1.500 km qui doit être édifié d'ici 2035.









