La ville de Tanger, avec son héritage hors pair et son charme parfois inexplicable qui a inspiré tant d'artistes et d'hommes de lettres de la trempe d'Henri Matisse et Paul Bowles, a été exaltée, mardi, par le quotidien britannique "The Guardian", estimant que "cette ville des rêves" vit depuis le début de 2008 au rythme d'une renaissance culturelle.

Menant le lecteur dans une promenade à travers les grands boulevards de la ville et les ruelles de son ancienne médina, le Guardian souligne que l'influence de Tanger sur les artistes est évidente.

L'odeur de la menthe et autres senteurs, le bruit des enfants jouant dans les ruelles et les costumes des femmes ponctuent la vie quotidienne dans la ville du détroit, indique le quotidien britannique, qui revient sur l'histoire du célèbre café central situé dans le Petit Soco, ancien cœur littéraire tangérois où de grands noms de la littérature mondiale, comme l'américain Tennessee Williams, Ginsberg ou encore Kerouac ont produit des œuvres mémorables.

Le spectre de ces grands écrivains plane toujours sur la ville, observe "Le Guardian", soulignant que Tanger, qui a tant fasciné poètes, peintres et romanciers, est en train de se transformer tout en restant fière de ce qu'elle est.

Les signes de ce changement sont apparents partout, indique la publication, citant notamment le projet de mise en place d'un tunnel liant le Maroc et l'Espagne via le détroit de Gibraltar.

Le Grand Soco, qui a rivalisé jadis avec la célèbre place de Jamaa El Fna de Marrakech, a été transformé en une place attirante, ornée par des fontaines, ajoute le Guardian, qui souligne que sur le plan culturel, la ville de Tanger est devenue le théâtre de plusieurs manifestations tout au long de l'année dont le très populaire Tanjazz.

MAP