TNAGERdispose des infrastructures de base pour assurer la satisfaction des besoins en eau que nécessite l'action de développement économique, social, industriel, agricole et touristique. L'approvisionnement en eau potable de la Wilaya de Tanger est assuré actuellement à partir de deux barrages d'une capacité qui s'élève à 330 Millions m3 et de la nappe phréatique de Charf El Akkab (CEA).

Située à une quinzaine de Km au sud de la ville de Tanger, cette nappe sous forme d'un réservoir naturel constitue un stock stratégique de secours d'une capacité d'environ 25 Millions de m3 d'eau. Elle s'étend sur une superficie de 17 Km2 et compte plus d'une vingtaine de forages d'exhaure, et des ouvrages d'injection artificielle. Cet aquifère est constitué de deux nappes, à savoir, la nappe supérieure d'une superficie de 10.5 Km2 qui circule dans des sables et des grès fins du pliocène et repose sur un substratum marneux sableux, et la nappe inférieure d'une superficie de 15.5 Km2 dont 6.5 Km2 d'affleurement. Cette nappe circule dans des formations biocalcarénites, des grès et des sables.

En 1995, lors de la sécheresse, la nappe a joué pleinement son rôle. Il continue de jouer le rôle de régulateur vu la vulnérabilité des eaux de surfaces par une dégradation de la qualité durant les années à faible pluviométrie. pendant la période chaude, l'oxygène dissous, paramètre important, diminue, voire disparaît des couches profondes, ce qui favorise l'apparition de gaz tel que l'hydrogène sulfuré qui communique à l'eau un goût et une odeur indésirables.

Pour sauvegarder la zone de la nappe de CEA, il est capital d'assurer des  mesures de protection contre toute sorte de contamination due au développement de l'urbanisme, aux déchets solides et liquides, à des activités agricoles polluantes... Pour cette raison, il faut raccordées les habitants actuelles au niveau de la nappe, par un système d'assainissement. Il est également, nécessaire de maîtriser les apports d'eau des années humides pour pouvoir faire face aux besoins en eau des années sèches.

Un centre de recherche dans le domaine du traitement des eaux usées a été crée dans la région pour, justement, se pencher sur le problème croissant de la pollution. Il s'agit d'un centre crée par le Ministère de l'Equipement en coopération avec la "Junta de Andalucía" dans le cadre du programme "INTERREG II", d'un montant de 18,6 Millions de DH.